Mardi 15 mai 2007 2 15 /05 /2007 15:55

Rédigé en 1981 par Bertrand Schwartz à la demande du Premier ministre Pierre Mauroy, le Rapport sur l'insertion professionnelle et sociale des jeunes a été réédité.

Rapport fondateur de la création des Missions locales (chargées de l'orientation et de l'insertion des 16-25 ans), le document était épuisé et devenu quasiment introuvable. Or, selon Annie Jeanne, présidente de l'Association nationale des directeurs de mission locale, il demeure "d'une actualité saisissante". Une indication supplémentaire, si besoin en était, que les difficultés d'aujourd'hui étaient déjà perceptibles et identifiées il y a plus de 25 ans... sans que l'action conduite en matière d'insertion n'ait pu y remédier.

Par Le Club Aita - Publié dans : Analyses
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Vendredi 11 mai 2007 5 11 /05 /2007 13:42

Quand l'interdiction d'exercer un travail se double d'une interdiction d'être licencié, la logique d'un système construit sur l'empilement de dispositifs touche ses limites.

C'est un cas espérons-le isolé. Tout au moins suffisamment anecdotique pour rester dans un flou juridique, un vide où s'engouffre toute l'incohérence d'un système digne d'Ubu.

Soit, donc, une demandeuse d'emploi ayant rejoint l'activité créée à l'atelier industriel suite aux réunions du club AITA. Son embauche, réalisée dans le cadre d'un contrat d'accompagnement vers l'emploi, était nécessairement à durée déterminée.

Survient la visite obligatoire auprès de la médecine du travail. Le verdict tombe : inapte, en raison d'une difficulté qui n'était pas perceptible lors de l'embauche, et sur laquelle il est inutile de s'étendre ici.

Et c'est là qu'on tombe dans un no man's land du code du travail. Car une inaptitude au travail N'EST PAS un motif de licenciement dans le cadre d'un contrat à durée déterminée. N'étant pas licenciée, cette personne ne peut prétendre aux Assedic, ni même d'ailleurs au RMI. Et elle ne peut évidemment pas être rémunérée au titre de son activité professionnelle, puisqu'elle n'a pas le droit de l'exercer...

En clair, là où cette embauche avait pour but d'aider une demandeuse d'emploi, c'est finalement l'inverse qui s'est produit, avec l'impossibilité de travailler ET de percevoir les minima sociaux.

Sans évidemment chercher à les généraliser, de telles situations restent emblématiques d'un système construit non pas sur la base d'un droit à un revenu décent pour tous, mais d'un empilement de dispositifs qui sont autant de cases dans lesquelles chacun doit s'efforcer d'entrer. Et lorsqu'aucune case ne correspond à une situation donnée, on tombe dans le grand n'importe quoi. C'est pourquoi, une fois de plus, il est urgent d'instaurer le principe d'une juste prise en compte des besoins de tout citoyen, dans le cadre d'un nouveau contrat social.
Par Le Club Aita - Publié dans : Vécu
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Jeudi 10 mai 2007 4 10 /05 /2007 10:15

Nous avons évoqué dans ce blog la proposition de Martin Hirsch, président d'Emmaüs, de créer un "revenu de solidarité active". Ce dernier va désormais pouvoir être expérimenté dans deux départements, l'Eure et la Côte-d'or.

Cette initiative, qui va dans le sens d'une rationalisation des minima sociaux et des dispositifs d'aide à l'accès à l'emploi, ne peut qu'être saluée. A voir maintenant ce que va donner ce test "grandeur nature", et surtout s'il peut être précurseur d'une application de ce principe à l'échelle nationale.

Plus de détails sur le site Actualités sociales hebdomadaires.

Par Le Club Aita - Publié dans : Analyses
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /2007 16:05

8,4%, 9,4%, 9,8%... Selon qu'il soit calculé par l'ANPE, l'office européen Eurostat ou l'enquête emploi de l'Insee (dont les résultats n'ont toujours pas été officiellement communiqués), le taux de chômage français évolue dans une fourchette large.

Dans tous les cas, ces chiffres s'avèrent de toute façon très partiels, car ne prenant pas en compte l'ensemble des chômeurs : ainsi, les personnes touchant le RMI mais non inscrites à l'ANPE ne sont pas comptabilisées dans le taux officiel.

Cette opacité sur les chiffres est malheureusement très répandue dès que l'on entre dans le champ du chômage et de l'insertion professionnelle. Les associations intermédiaires telles que l'AITA n'y échappent pas.

Ainsi, chaque année, les associations intermédiaires doivent établir leur bilan d'insertion, et notamment comptabiliser les personnes sorties du dispositif. Avec parfois des résultats flatteurs, indiquant que près de la moitié des personnes suivies ne font plus appel à l'association -- sous-entendu : n'ont plus besoin de ses services car ayant réussi leur parcours d'insertion.

Mais à nouveau, le détail des chiffres laisse apparaître une réalité tout autre. Car ces "chiffres d'insertion" mêlent allègrement les sorties liées à un début d'activité (que ce soit en CDI ou en CDD), une entrée en formation ou l'obtention d'un contrat aidé... sans compter une part non négligeable qui quitte le dispositif de l'association intermédiaire en étant encore au chômage, voire dont on est purement et simplement sans nouvelle.

Tout comme la polémique concernant le taux de chômage, ces décalages posent la question de la finalité de ces chiffres : ont-ils pour but de mesurer objectivement la réalité du chômage ? ou plutôt d'estimer le niveau d'activité des structures d'insertion professionnelle ? Dans un cas comme dans l'autre, ces chiffres peuvent représenter un indicateur intéressant. A condition d'être communiqués avec suffisamment de transparence et d'honnêteté.

Par Le Club Aita - Publié dans : Carnet de bord
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8 idées reçues sur le chômage

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