Vendredi 1 décembre 2006 5 01 /12 /2006 10:43
Comte-rendu de la réunion du Club AITA
du 14 novembre 2006

La discussion du jour a notamment porté sur les emplois aidés, et plus précisément sur les contrats d'accompagnement vers l'emploi (CAE) et contrats d'avenir (CA).

Ces types de contrat sont accessibles aux personnes de plus de 50 ans, aux personnes inscrites à l’ANPE depuis au moins un an, aux personnes reconnues "travailleur handicapé" par la Cotorep (Commission technique d'orientation et de reclassement professionnel). Selon que le demandeur d'emploi touche les Assedic ou le RMI, c'est soit le CAE, soit le CA, qui s'appliquera à sa situation.

Mais tout n'est pas si simple. Ainsi Sabrina, suite à une reprise ponctuelle d'activité, a été radiée de l'ANPE, puis ré-inscrite en août 2006, donc depuis moins d'un an. Prudente, elle avait pourtant demandé à rester inscrite à l'ANPE pendant sa période de travail, ce qui lui avait été refusé. Une situation pour le moins étonnante, car dans le même temps Robert, également présent au Club, explique que lui a travaillé à plein-temps pendant 18 mois, tout en maintenant son inscription à l'ANPE... Différence de traitement en fonction des orientations des directeurs d'agence ? Cela pourrait être un début d'explication, à ceci près que Robert et Sabrina sont suivis... par la même agence. Autre explication : la pugnacité du demandeur d'emploi à faire valoir ses droits. Car Robert précise que le maintien de son inscription n'allait pas de soi, et qu'il a dû batailler pour la conserver. Curieuse conception en tout cas du traitement des demandeurs d'emploi, où ce sont finalement ceux qui font le plus de bruit qui obtiennent gain de cause...
Par Le Club Aita - Publié dans : Carnet de bord
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 24 novembre 2006 5 24 /11 /2006 10:46

Piste de travail possible pour les membres du Club AITA, un projet de chantier d'insertion a été évoqué. L'idée : que ce chantier soit le support d'une activité de services à la personne, secteur, on s'en souvient, présenté par Jean-Louis Borloo comme un gisement d'emplois susceptible de donner du travail à au moins un millions de personnes...

Mais après étude des documents administratifs, il apparaît que la mise en oeuvre de cette idée est loin d'être évidente.... En effet, les textes précisent que le champ des services à la personne est exclu des dispositifs d’insertion par l’activité économique (dont font partie les chantiers d’insertion).

Donc, s'il est admis que ce secteur soit porteur d'emploi pour les demandeurs d'emploi, il n'est par contre pas admis que lesdits demandeurs d'emploi puissent dans ce cadre bénéficier des mesures instaurées pour créer de l'emploi... Ceux qui souhaitent trouver du travail dans l'aide à la personne doivent donc trouver eux-mêmes leurs employeurs (option favorisée par la création du chèque emploi service universel) ou se faire embaucher dans une association ou entreprise oeuvrant dans ce domaine. Problème : plusieurs membres du club ont déjà exploré ces pistes... en vain. Soit ils ne trouvent pas d'employeur chez les particuliers, soit les associations démarchées n'ont pas de poste à pourvoir, ou demandent déjà un haut niveau d'expérience. Pour remettre au travail des personnes durablement éloignées de l'emploi, on peut faire mieux.

Ces discussions amènent plusieurs participants à s'interroger sur le manque d’efficacité et les incohérences des politiques d’insertion. Difficile de leur donner tort.

Par Le Club Aita - Publié dans : Carnet de bord
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

8 idées reçues sur le chômage

Rubriques

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés