Mercredi 26 septembre 2007 3 26 /09 /2007 09:00
Un de nos précédents textes soulignait l'incohérence du couple "travail-allocations", système selon lequel chaque reprise d'activité, même très partielle, se solde par une diminution des prestations sociales.

Ce système, absurde car entraînant nécessairement une dévalorisation du travail, a été vécu par un de nos lecteurs, dont nous citons le témoignage :

"Courant juillet, j'ai travaillé 29 heures en service à domicile, payé par le biais du Cesu 10 euros nets de l'heure. J'ai donc gagné 290 euros. Or avec cet emploi éphémère et aléatoire, je me suis vu enlever 9 jours d'indemnité chômage pour avoir déclaré mon emploi. Au final, je suis royalement gagnant de 25 euros… que j'ai dépensés en gasoil pour aller travailler." Tout est dit.

Retrouvez les autres écrits de ce chercheur d'emploi ardéchois sur son blog : http://ardechom.unblog.fr/
Par Le Club Aita - Publié dans : Vécu
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Lundi 24 septembre 2007 1 24 /09 /2007 09:39
Nous avons déjà évoqué la diminution du nombre de contrats aidés prévue par le gouvernement pour le second semestre 2007 (lire l'article). La tendance devrait se poursuivre en 2008, ce qui suscite des inquiétudes pour de nombreuses fédérations d'aide à l'emploi.

Objectif 2008 : 230 000 contrats aidés contre 310 000 en 2007. Une réduction de 25%, qui doit permettre au gouvernement d'économiser quelque 300 millions d'euros.

Ce choix est finalement logique au regard de la stratégie mise en oeuvre par l'Elysée, qui privilégie, pour lutter contre le chômage, la recherche de gains de croissance. Or l'option est coûteuse : le fameux "paquet fiscal" voté par le gouvernement représente pour l'Etat un manque à gagner de 15 milliards d'euros.

Au regard de ce chiffre, les 300 millions économisés par la réduction des emplois aidés paraissent bien anodins. Or "la politique publique de solidarité pour l'emploi et ses résultats sont un investissement pour l'avenir et non une charge, à l'inverse d'une vision purement comptable", estiment la dizaine d'organisations, associatives et syndicales, qui adressent au gouvernement une déclaration commune contestant ces arbitrages.

On trouve, parmi ces signataires, le Coorace (fédération des Comités et organismes d'aide aux chômeurs par l'emploi), dont est membre l'AITA.

Par Le Club Aita - Publié dans : Analyses
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Vendredi 21 septembre 2007 5 21 /09 /2007 12:05

Dans le courrier qu'il nous a adressé en juillet, Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, évoque un rapport intitulé "Lever les obstacles aux promesses de l'IAE" (insertion par l'activité économique).

Le site Actualités Sociales Hebdomadaires publie de nombreux extraits de ce rapport, qui s'avère très critique à l'égard des pouvoirs publics.

Rappelons que ce courrier faisait suite à notre lettre ouverte aux ministres, qui dénonçait les insuffisances de l'IAE au regard des promesses entendues.

Par Le Club Aita - Publié dans : Carnet de bord
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Mardi 18 septembre 2007 2 18 /09 /2007 10:06

Derrière les satisfecit liés au "succès" du chèque emploi service universel, on relève une ambiguité qui masque mal l'objectif du dispositif : baisser le taux de chômage... coûte que coûte.

Lancé début 2006, le chèque emploi services universel (Cesu) a fait en septembre l'objet d'un premier bilan, à l'occasion d'une conférence de presse tenue par Christine Lagarde, ministre de l'Economie et de l'Emploi.

120 000 emplois créés dans le service à domicile en 2006, une perspective de 150 000 recrutements en 2007 : le ton est résolument enthousiaste, et l'efficacité du Cesu pour doper le secteur unanimement saluée.

Sauf que le secteur du service à domicile joue sur une ambivalence : un emploi créé n'y correspond pas, loin s'en faut, à un équivalent temps plein (ETP). Ainsi, en équivalents temps plein, le nombre d'emplois créés en 2006 n'est plus "que" de 33 000. Un chiffre certes intéressant, mais bien insuffisant pour atteindre l'objectif annoncé par Jean-Louis Borloo lorsqu'il lançait le Cesu en grande pompe, le 14 février 2006 : "Les acteurs du secteur nous ont dit, levez les freins et nous créerons 500 000 emplois en trois ans ! 500 000 emplois c'est une baisse de 2 % de notre taux de chômage."

500 000 emplois en trois ans avec "seulement" 33 000 ETP créés en 2006 ? Nous n'y serons pas. Peut-être le ministre ne parlait-il pas de temps pleins ? Mais dans ce cas, comment considérer que la création de 500 000 emplois à temps partiel peut permettre de baisser le taux de chômage de 2%, le ramenant de 9,5 (taux officiel de l'époque) à 7,5% ? Un chômeur cesse-t-il d'être demandeur d'emploi parce qu'il réalise une dizaine d'heures de ménage par semaine chez des particuliers ?

On le voit : l'ambivalence est maximale. Ambivalence ou hypocrisie ? La question se pose lorsque, dans ce même discours de février 2006, le ministre évoque : "Si tous les ménages consommaient deux heures de service par semaine, c'est un million d'emplois qui serait créé." Bon courage aux employés à domicile, censés parvenir à un temps plein avec des contrats de deux heures hebdomadaires...  

Derrière l'ambiguité du discours, on cerne bien l'objectif de la démarche : baisser coûte que coûte le taux de chômage, sans prendre en considération tous les aspects connexes de ces créations d'emploi : horaires décalés (d'où la question de la garde des enfants), problème de mobilité pour courir d'un emploi à l'autre, le tout pour une rémunération, avouons-le, faible.

Ces obstacles existent : nous en avons fait le constat au sein de l'AITA, recevant des personnes qui, un temps travailleuses à domicile, ont laissé tomber devant les difficultés liées à cette activité, sans qu'elles soient réellement compensées en termes de qualité de vie.

Il ne s'agit pas de condamner les emplois à domicile. Mais simplement de ne pas les présenter pour ce qu'ils ne sont pas, à savoir l'arme absolue contre le chômage. Sauf à considérer que le taux importe plus que le bien-être des personnes concernées.

Par Le Club Aita - Publié dans : Analyses
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8 idées reçues sur le chômage

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