Vécu

Mercredi 26 septembre 2007 3 26 /09 /2007 09:00
Un de nos précédents textes soulignait l'incohérence du couple "travail-allocations", système selon lequel chaque reprise d'activité, même très partielle, se solde par une diminution des prestations sociales.

Ce système, absurde car entraînant nécessairement une dévalorisation du travail, a été vécu par un de nos lecteurs, dont nous citons le témoignage :

"Courant juillet, j'ai travaillé 29 heures en service à domicile, payé par le biais du Cesu 10 euros nets de l'heure. J'ai donc gagné 290 euros. Or avec cet emploi éphémère et aléatoire, je me suis vu enlever 9 jours d'indemnité chômage pour avoir déclaré mon emploi. Au final, je suis royalement gagnant de 25 euros… que j'ai dépensés en gasoil pour aller travailler." Tout est dit.

Retrouvez les autres écrits de ce chercheur d'emploi ardéchois sur son blog : http://ardechom.unblog.fr/
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Jeudi 8 novembre 2007 4 08 /11 /2007 09:00

Lentement mais sûrement, l'immigration choisie se met en place : une liste de metiers (lien Libération.fr), encore non définitive, a ainsi été établie pour recenser les spécialités où le manque de main-d'oeuvre légitime l'ouverture des frontières aux professionnels issus de pays tiers, c'est-à-dire hors Union européenne.

Que l'on soit pour ou contre cette idée, elle nécessite dans tous les cas, pour fonctionner, un minimum d'aménagements.

Premier problème : comment organise-t-on l'accueil et l'installation de ces travailleurs ? Sur ce point, nous avons déjà eu l'occasion de voir qu'il y a des progrès à faire...

Deuxième problème : comment juger de la qualification de ces travailleurs quand leurs diplômes ne sont pas reconnus ? Et sur ce point, les témoignages recueillis à l'AITA sont légion... On ne compte plus les cas où une personne venue exercer un travail pour lequel elle a été formée dans son pays découvre, une fois en France, que sa qualification n'a ici aucune valeur.

Dernier exemple en date : celui d'une coiffeuse malgache qui a une formation équivalente au CAP et a travaillé trois ans dans un salon de Tananarive, capitale de Madagascar. "Ici, c'est comme si je n'avais aucune compétence. Je vois bien pourtant que les techniques sont très proches, mais on ne m'a même pas donné l'occasion de montrer ce que je sais faire."

Seule possibilité évoquée : qu'elle passe le CAP coiffure en France. "Mais ça ne peut se faire que par le biais d'écoles privées, pour un coût de 7 000 euros."

Avant que cette fameuse liste de métiers ne soit  arrêtée et diffusée, mieux vaudrait revoir les procédures d'équivalence pays par pays, ou tout au moins inciter les chefs d'entreprise à porter un regard moins négatif sur les qualifications obtenues hors de France.

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Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /2008 11:26

La déclaration des Droits de l'homme et le préambule de la Constitution incluent clairement la notion de "droit à l'emploi" parmi les principes fondateurs de notre société. Nous l'avons plusieurs fois rappelé sur ce blog, mais Jean-Claude Bouthemy a lui été plus loin, en portant plainte pour non-respect de ce principe devant la justice administrative.

C'est le pot de terre contre le pot de fer. Jean-Claude Bouthemy, demandeur d'emploi, conducteur de car scolaire en Bretagne, subvient difficilement à ses besoins. En face, la plus haute juridiction administrative de France, le Conseil d'Etat, auquel Jean-Claude s'est adressé pour faire valoir son droit à un emploi.

Cette démarche auprès du conseil d'Etat, Jean-Claude Bouthemy l'a entamée suite à une première action, déboutée, vis-à-vis du tribunal administratif, selon lequel le préambule de la Constitution, qui stipule que "Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi", ne s’impose au pouvoir réglementaire, en l’absence de précision suffisante, que dans les conditions et les limites définies par les dispositions contenues dans les lois ou dans les conventions internationales incorporées au droit français.

Cette fin de non-recevoir en aurait découragé plus d'un, mais pas lui. Car non content d'être obstiné, notre Breton est aussi méticuleux et rigoureux : Jean-Claude Bouthemy a développé un argumentaire juridique précis, qui conteste par le détail cette décision du tribunal administratif.

Cet argumentaire sous le bras, il s'est présenté directement au Conseil d'Etat... où on l'a courtoisement mais fermement laissé à la porte. Plutôt que de tourner les talons, il a alors sorti affiche et banderole pour manifester, seul, d'abord devant le Conseil d'Etat puis devant l'Assemblée nationale.

Vous pouvez lire le détail du combat courageux et pertinent de ce demandeur demploi (ainsi que son argumentaire juridique) sur le site d'Actuchomage.

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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /2008 16:02
Sabrina et Hakima, titulaires d'un contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE), tablaient sur une embauche de deux ans. Mais au bout d'un an, un changement dans les critères de prise en charge les oblige à prendre la porte. Quasiment du jour au lendemain.

Les contrats aidés, ce n'est évidemment pas la panacée. "Mais c'est tout de même mieux que rien", considèrent Sabrina et Hakima. Elles étaient en contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE) depuis un an. L'agrément de leur poste, et notamment de la prise en charge d'une partie de leur salaire, devait donc être renouvelé

Mais deux semaines auparavant, les conditions de prise en charge des contrats aidés ont changé. Et ce sont durcies. Ce qui n'a rien d'étonnant, puisque le volume des contrats aidés est en forte diminution depuis fin 2007.

Dorénavant, sauf à être âgé de plus de 50 ans ou domicilié en zone urbaine sensible, il faut avoir été précédemment au chômage pendant 24 mois pour pouvoir prétendre à une prise en charge au titre du CAE.

Dommage pour Hakima, qui avant d'être embauchée ne totalisait "que" 23 mois de chômage. Avec ses 15 mois de chômage au compteur, Sabrina est elle aussi disqualifiée.

"On nous appris vendredi que notre agrément n'était pas renouvelé, et que notre contrat se terminait lundi soir", précise Sabrina. Pas de préavis... pas non plus de prime de précarité. "On y a pas droit..." Les CAE sont pourtant bien des contrats à durée déterminée. "On a tous les inconvénients du CDD, mais sans les avantages", conclut Hakima.
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8 idées reçues sur le chômage

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