Présentation

Nos parcours sont différents, nos histoires aussi. Notre principal point commun : être demandeur d’emploi. Malgré des expériences multiples, des formations, et évidemment une motivation sans faille, depuis des années, les portes du monde du travail restent closes face à nous. C’est pour cette raison que nous nous sommes retrouvés, un jour, à l’AITA, ou Association intermédiaire de travail adapté. «L’AITA, pour partie, fonctionne comme les agences d’intérim», nous a-t-on expliqué lors de la réunion d’inscription. «Sur ce point, on ne vous promet pas qu’on vous trouvera du travail à tous… Mais l’AITA, ce n’est pas qu’une agence d’intérim. C’est aussi une association qui s’est constituée à partir d’un constat simple : il n’est pas normal que tant de personnes, dans notre pays, soient touchées par le chômage de longue durée. Et comme on trouve que ce n’est pas normal, on souhaite le dire, et réfléchir ensemble aux moyens d’en sortir.»
C’est sur ce leitmotiv que s’est constitué le Club AITA. Au début, on ne savait pas trop ce que ça allait donner. La participation est libre : on vient quand on peut, ou quand on veut, mais la porte est ouverte. Puis rapidement, un noyau dur s’est constitué. Nos parcours sont différents, nos histoires aussi, mais on a finalement tant de choses à échanger. Les mêmes situations absurdes face aux dispositifs d’accès à l’emploi, la même lassitude face aux échecs répétés, le même sentiment, parfois, d’une discrimination. Mais aussi la même envie de ne pas baisser les bras, de crier que non, les demandeurs d’emploi ne sont ni des assistés, ni des paresseux, ni des incompétents. Ce blog est là pour ça.

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles
Mardi 22 mai 2007

La nomination de Martin Hirsch "haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté" ouvre la voie à la suppression du RMI, qui serait remplacé par le revenu de solidarité active. Pour quel bénéfice ?

Du stade expérimental, le revenu de solidarité active (RSA), déjà évoqué sur ce blog, pourrait bien, dans un avenir proche, devenir le nouveau dispositif de référence dans l'attribution des minima sociaux. Raison de ce coup d'accélérateur : la nomination de Martin Hirsch, théoricien du RSA, à la nouvelle fonction de "haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté".

Cité dans Libération, Martin Hirsch, qui était auparavant président d'Emmaüs France, juge que "le RMI est totalement dépassé", car "il enferme les personnes dans des situations d'exclusion du monde du travail et les maintient dans la pauvreté". C'est l'effet "trappe à inactivité" du RMI : lorsque la reprise d'une activité, notamment à temps partiel, entraîne à la fois la suppression des prestations sociales et l'apparition de nouvelles dépenses (frais de transport, garde des enfants...), le bénéfice pour le ménage est faible, voire nul...

L'idée du revenu de solidarité active, c'est de supprimer ces effets de seuil par l'application d'une dégressivité très progressive des minima sociaux en cas de reprise d'activité, afin que chaque heure travaillée se traduise par une augmentation réelle du pouvoir d'achat.

En adaptant le versement des minima sociaux au plus près des besoins des familles, l'idée du RSA va incontestablement dans le bon sens. Va-t-il assez loin cependant ? C'est déjà moins sûr. Car ne pas décourager les bénéficiaires des minima sociaux à reprendre un emploi est une chose ; leur trouver un emploi en est une autre...

S'il peut supprimer un frein à la recherche d'emploi, le RSA reste cependant engoncé dans la logique de "passerelle", qui renvoie au secteur privé la responsabilité de créer de l'emploi en se contentant de dégripper les rouages. Une approche selon nous insuffisante et inadaptée aux difficultés réelles.

Par Le Club Aita - Publié dans : Analyses
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 15 mai 2007

Rédigé en 1981 par Bertrand Schwartz à la demande du Premier ministre Pierre Mauroy, le Rapport sur l'insertion professionnelle et sociale des jeunes a été réédité.

Rapport fondateur de la création des Missions locales (chargées de l'orientation et de l'insertion des 16-25 ans), le document était épuisé et devenu quasiment introuvable. Or, selon Annie Jeanne, présidente de l'Association nationale des directeurs de mission locale, il demeure "d'une actualité saisissante". Une indication supplémentaire, si besoin en était, que les difficultés d'aujourd'hui étaient déjà perceptibles et identifiées il y a plus de 25 ans... sans que l'action conduite en matière d'insertion n'ait pu y remédier.

Par Le Club Aita - Publié dans : Analyses
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 11 mai 2007

Quand l'interdiction d'exercer un travail se double d'une interdiction d'être licencié, la logique d'un système construit sur l'empilement de dispositifs touche ses limites.

C'est un cas espérons-le isolé. Tout au moins suffisamment anecdotique pour rester dans un flou juridique, un vide où s'engouffre toute l'incohérence d'un système digne d'Ubu.

Soit, donc, une demandeuse d'emploi ayant rejoint l'activité créée à l'atelier industriel suite aux réunions du club AITA. Son embauche, réalisée dans le cadre d'un contrat d'accompagnement vers l'emploi, était nécessairement à durée déterminée.

Survient la visite obligatoire auprès de la médecine du travail. Le verdict tombe : inapte, en raison d'une difficulté qui n'était pas perceptible lors de l'embauche, et sur laquelle il est inutile de s'étendre ici.

Et c'est là qu'on tombe dans un no man's land du code du travail. Car une inaptitude au travail N'EST PAS un motif de licenciement dans le cadre d'un contrat à durée déterminée. N'étant pas licenciée, cette personne ne peut prétendre aux Assedic, ni même d'ailleurs au RMI. Et elle ne peut évidemment pas être rémunérée au titre de son activité professionnelle, puisqu'elle n'a pas le droit de l'exercer...

En clair, là où cette embauche avait pour but d'aider une demandeuse d'emploi, c'est finalement l'inverse qui s'est produit, avec l'impossibilité de travailler ET de percevoir les minima sociaux.

Sans évidemment chercher à les généraliser, de telles situations restent emblématiques d'un système construit non pas sur la base d'un droit à un revenu décent pour tous, mais d'un empilement de dispositifs qui sont autant de cases dans lesquelles chacun doit s'efforcer d'entrer. Et lorsqu'aucune case ne correspond à une situation donnée, on tombe dans le grand n'importe quoi. C'est pourquoi, une fois de plus, il est urgent d'instaurer le principe d'une juste prise en compte des besoins de tout citoyen, dans le cadre d'un nouveau contrat social.
Par Le Club Aita - Publié dans : Vécu
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 10 mai 2007

Nous avons évoqué dans ce blog la proposition de Martin Hirsch, président d'Emmaüs, de créer un "revenu de solidarité active". Ce dernier va désormais pouvoir être expérimenté dans deux départements, l'Eure et la Côte-d'or.

Cette initiative, qui va dans le sens d'une rationalisation des minima sociaux et des dispositifs d'aide à l'accès à l'emploi, ne peut qu'être saluée. A voir maintenant ce que va donner ce test "grandeur nature", et surtout s'il peut être précurseur d'une application de ce principe à l'échelle nationale.

Plus de détails sur le site Actualités sociales hebdomadaires.

Par Le Club Aita - Publié dans : Analyses
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

8 idées reçues sur le chômage

Rubriques

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus