Mardi 4 mars 2008
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Sabrina et Hakima, titulaires d'un contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE), tablaient sur une embauche de deux ans. Mais au bout d'un an, un changement dans les critères de prise en
charge les oblige à prendre la porte. Quasiment du jour au lendemain.
Les contrats aidés, ce n'est évidemment pas la panacée. "Mais c'est tout de même mieux que rien", considèrent Sabrina et Hakima. Elles étaient en contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE) depuis
un an.
L'agrément de leur poste, et notamment de la prise en charge d'une partie de leur salaire, devait donc être renouvelé.
Mais deux semaines auparavant,
les conditions de prise en charge des contrats aidés ont changé. Et ce sont durcies. Ce qui n'a rien d'étonnant, puisque le
volume des contrats aidés est en forte diminution depuis fin 2007.
Dorénavant, sauf à être âgé de plus de 50 ans ou domicilié en zone urbaine sensible,
il faut avoir été précédemment au chômage pendant 24 mois
pour pouvoir prétendre à une prise en charge au titre du CAE.
Dommage pour Hakima, qui avant d'être embauchée ne totalisait "que" 23 mois de chômage. Avec ses 15 mois de chômage au compteur, Sabrina est elle aussi disqualifiée.
"On nous appris vendredi que notre agrément n'était pas renouvelé, et que notre contrat se terminait lundi soir", précise Sabrina.
Pas de préavis... pas non plus de prime de
précarité. "On y a pas droit..." Les CAE sont pourtant bien des contrats à durée déterminée. "On a tous les inconvénients du CDD, mais sans les avantages", conclut Hakima.
Par Le Club Aita
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Publié dans : Vécu
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