Présentation

Nos parcours sont différents, nos histoires aussi. Notre principal point commun : être demandeur d’emploi. Malgré des expériences multiples, des formations, et évidemment une motivation sans faille, depuis des années, les portes du monde du travail restent closes face à nous. C’est pour cette raison que nous nous sommes retrouvés, un jour, à l’AITA, ou Association intermédiaire de travail adapté. «L’AITA, pour partie, fonctionne comme les agences d’intérim», nous a-t-on expliqué lors de la réunion d’inscription. «Sur ce point, on ne vous promet pas qu’on vous trouvera du travail à tous… Mais l’AITA, ce n’est pas qu’une agence d’intérim. C’est aussi une association qui s’est constituée à partir d’un constat simple : il n’est pas normal que tant de personnes, dans notre pays, soient touchées par le chômage de longue durée. Et comme on trouve que ce n’est pas normal, on souhaite le dire, et réfléchir ensemble aux moyens d’en sortir.»
C’est sur ce leitmotiv que s’est constitué le Club AITA. Au début, on ne savait pas trop ce que ça allait donner. La participation est libre : on vient quand on peut, ou quand on veut, mais la porte est ouverte. Puis rapidement, un noyau dur s’est constitué. Nos parcours sont différents, nos histoires aussi, mais on a finalement tant de choses à échanger. Les mêmes situations absurdes face aux dispositifs d’accès à l’emploi, la même lassitude face aux échecs répétés, le même sentiment, parfois, d’une discrimination. Mais aussi la même envie de ne pas baisser les bras, de crier que non, les demandeurs d’emploi ne sont ni des assistés, ni des paresseux, ni des incompétents. Ce blog est là pour ça.

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Mardi 20 mai 2008
L'informatique fait partie des secteurs réputés en pénurie de main-d'oeuvre. Sur la seule région Ile-de-France, 27 000 postes seraient ainsi non pourvus. Mais une étude indique que les recruteurs français restent figés sur des critères étroits, qui ferment la porte à de nombreux candidats.

L'étude a été menée fin 2007 par MS Emploi, auprès de 150 professionnels des technologies Microsoft. Ces derniers, à l'image de l'ensemble du secteur informatique, connaissent des difficultés de recrutement. Mais selon cette étude, les recruteurs restent attachés à un profil précis de candidat : jeune, hyper-diplômé et expérimenté.

Cette fixation sur un profil-type supposé idéal semble particulièrement affirmée en France. MS Emploi relève en effet que les critères d'âge et de diplômes sont nettement moins prégnants, par exemple, dans les pays anglo-saxons. Outre-Manche, les entreprises hésitent moins à miser sur la capacité d'adaptation et autres qualités pour lesquelles n'existe aucun diplôme, comme l'aptitude à travailler en équipe. Elles ouvrent aussi davantage leurs portes aux seniors, ayant intégré qu'on peut aujourd'hui avoir plus de 45 ans sans être inapte à utiliser l'outil informatique ni rétif à tout changement.

Sur la base de ce constat, Microsoft encourage clairement ses partenaires à s'ouvrir au "recrutement alternatif", c'est-à-dire à faire preuve de davantage d'ouverture d'esprit pour intégrer de nouveaux publics.

Evidemment, le secteur informatique demeure restreint aux personnes disposant d'une solide qualification. Mais ce qui est vrai dans ce secteur (qu'on pourrait pourtant supposer novateur) l'est dans les autres domaines d'activité.

Cet état de fait est régulièrement souligné par les demandeurs d'emploi inscrits à l'AITA, éconduits dans leur candidature d'embauche parce qu'ils n'ont pas "le bon profil". Cette sentence, lorsqu'elle sanctionne l'âge (ce qui est illégal) ou le manque de diplôme (y compris pour des postes peu qualifiés) correspond bien souvent à la stricte application d'une grille de lecture obsolète, archaïque.

Christian Malécot, spécialiste des ressources humaines qui, sur le site Jobetic, réagit à cette enquête, considère ainsi que "la primeur franco-française faite à l'âge et au niveau d'études est révélatrice des freins considérables au changement, dans un pays qui donne l'impression de s'arcbouter sur des privilèges et des considérations d'une autre époque". Quitte à crier à la pénurie de main-d'oeuvre, et à en accuser des chômeurs forcément fainéants...
Par Le Club Aita - Publié dans : Analyses
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8 idées reçues sur le chômage

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