Présentation

Nos parcours sont différents, nos histoires aussi. Notre principal point commun : être demandeur d’emploi. Malgré des expériences multiples, des formations, et évidemment une motivation sans faille, depuis des années, les portes du monde du travail restent closes face à nous. C’est pour cette raison que nous nous sommes retrouvés, un jour, à l’AITA, ou Association intermédiaire de travail adapté. «L’AITA, pour partie, fonctionne comme les agences d’intérim», nous a-t-on expliqué lors de la réunion d’inscription. «Sur ce point, on ne vous promet pas qu’on vous trouvera du travail à tous… Mais l’AITA, ce n’est pas qu’une agence d’intérim. C’est aussi une association qui s’est constituée à partir d’un constat simple : il n’est pas normal que tant de personnes, dans notre pays, soient touchées par le chômage de longue durée. Et comme on trouve que ce n’est pas normal, on souhaite le dire, et réfléchir ensemble aux moyens d’en sortir.»
C’est sur ce leitmotiv que s’est constitué le Club AITA. Au début, on ne savait pas trop ce que ça allait donner. La participation est libre : on vient quand on peut, ou quand on veut, mais la porte est ouverte. Puis rapidement, un noyau dur s’est constitué. Nos parcours sont différents, nos histoires aussi, mais on a finalement tant de choses à échanger. Les mêmes situations absurdes face aux dispositifs d’accès à l’emploi, la même lassitude face aux échecs répétés, le même sentiment, parfois, d’une discrimination. Mais aussi la même envie de ne pas baisser les bras, de crier que non, les demandeurs d’emploi ne sont ni des assistés, ni des paresseux, ni des incompétents. Ce blog est là pour ça.

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Jeudi 22 mai 2008
Amina, employée en contrat d'accompagnement vers l'emploi, a bénéficié il y a douze mois du versement de l'Araf (Aide à la reprise d'acitivité des femmes). Cette allocation s'adresse aux femmes (et uniquement à elles, tant pis pour les pères au foyer) qui, chômeuses non indemnisées, bénéficiaires de l'ASS ou du RMI, sont en difficulté pour organiser la garde de leur(s) enfant(s) de moins de six ans au moment où elles retrouvent un emploi.

Cette aide, d'un montant de 305 à 460 euros, est versée une fois. Au bout de douze mois, si les conditions d'élligibilité sont toujours remplies, il est possible de refaire une demande.

C'est donc ce qu'a fait Amina, étant toujours en CAE et ayant toujours des enfants à faire garder. Et c'est avec surprise qu'elle s'est heurtée à un refus de l'ANPE (gestionnaire de cette aide), au motif que l'emploi qu'elle occupe aujourd'hui est le même que celui qu'elle occupait il y a un an. Selon les explications de son conseiller, pour bénéficier à nouveau de l'Araf, il aurait fallu qu'elle change de poste entre-temps.

Cette logique d'attribution laisse perplexe, d'autant plus que l'emploi d'Amina, en CAE, est par définition précaire. Pourquoi y a-t-elle eu droit l'année dernière et pas cette année, alors que ses revenus n'ont pas évolué ? Comment cette décision s'explique-t-elle de manière pragmatique ? On aimerait comprendre. Et Amina aussi. Le fonctionnement de notre infirmerie sociale, conçue pour pallier les effets du chômage de longue durée plus que pour y remédier, est bien souvent impénétrable.
Par Le Club Aita - Publié dans : Vécu
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8 idées reçues sur le chômage

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