Mardi 4 novembre 2008
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Quand on est demandeur d’emploi, il est évidemment difficile de payer des études à ses enfants tout en continuant à subvenir à leurs besoins (logement quand le lieu d’étude est éloigné du domicile
familial, frais de transports et de scolarité, etc.).
Lors de notre dernière réunion, une participante a ainsi expliqué que son fils, tout juste 18 ans, avait arrêté sa scolarité pour chercher du travail :
« Il fait tous les matins le tour des
boîtes d’intérim, mais on lui dit qu’il est trop jeune et sans qualification. » Bref, le risque est élevé qu’il connaisse lui aussi des difficultés d’accès à l’emploi.
Lorsque les parents ne peuvent pas accompagner la progression de leurs enfants, « l’ascenseur social » est en panne. C’est le cas en ce moment où, selon l’Observatoire des inégalités, les
enfants de cadres supérieurs sont deux fois plus nombreux que les enfants d’ouvriers dans les filières universitaires longues (chiffres de septembre 2008).
Cette réalité incite à reconsidérer le coût réel de l’insertion. En effet, si, en aidant les parents, on permet aux enfants de faire des études qualifiantes, cela signifie que ces enfants,
plus tard, trouveront plus facilement du travail et participeront davantage au développement de la richesse nationale.
Ainsi, aider les parents à sortir de la précarité, c’est investir pour l’avenir. A l’inverse, si les enfants restent dans la précarité, cela veut dire qu’eux aussi devront solliciter l’aide
sociale pour s’en sortir, générant un cercle vicieux. Evidemment, le système des bourses universitaires existe déjà. Mais ce coup de pouce est à relativiser : dès que les enfants atteignent 18 ans
(c’est-à-dire l’âge d’entamer des études supérieures), ils ne comptent plus au titre des allocations familiales…