Présentation

Nos parcours sont différents, nos histoires aussi. Notre principal point commun : être demandeur d’emploi. Malgré des expériences multiples, des formations, et évidemment une motivation sans faille, depuis des années, les portes du monde du travail restent closes face à nous. C’est pour cette raison que nous nous sommes retrouvés, un jour, à l’AITA, ou Association intermédiaire de travail adapté. «L’AITA, pour partie, fonctionne comme les agences d’intérim», nous a-t-on expliqué lors de la réunion d’inscription. «Sur ce point, on ne vous promet pas qu’on vous trouvera du travail à tous… Mais l’AITA, ce n’est pas qu’une agence d’intérim. C’est aussi une association qui s’est constituée à partir d’un constat simple : il n’est pas normal que tant de personnes, dans notre pays, soient touchées par le chômage de longue durée. Et comme on trouve que ce n’est pas normal, on souhaite le dire, et réfléchir ensemble aux moyens d’en sortir.»
C’est sur ce leitmotiv que s’est constitué le Club AITA. Au début, on ne savait pas trop ce que ça allait donner. La participation est libre : on vient quand on peut, ou quand on veut, mais la porte est ouverte. Puis rapidement, un noyau dur s’est constitué. Nos parcours sont différents, nos histoires aussi, mais on a finalement tant de choses à échanger. Les mêmes situations absurdes face aux dispositifs d’accès à l’emploi, la même lassitude face aux échecs répétés, le même sentiment, parfois, d’une discrimination. Mais aussi la même envie de ne pas baisser les bras, de crier que non, les demandeurs d’emploi ne sont ni des assistés, ni des paresseux, ni des incompétents. Ce blog est là pour ça.

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Mardi 16 juin 2009


Etude de marché, plan de financement... les démarches préalables à une création d'actvité peuvent être longues. Et parfois inutiles lorsqu'elles aboutissent, sans motif valable, au refus de la formation demandée pour pouvoir se lancer.
Par Le Club Aita - Publié dans : Vécu
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Lundi 2 février 2009
Une démarche d'accès à la formation qui échoue pour... une faute d'orthographe. Malika témoigne d'un parcours compliqué avec l'ANPE, dont les critères de sélection n'ont parfois rien à envier au monde du travail.

"C'est sûr, maintenant, je me rappellerai que le mot 'agglomération' s'écrit avec deux 'g' !" Et pour cause. Cette faute, explique Malika, lui a valu d'être recalée lors d'un test préalable à une formation de conseiller clientèle à distance, proposée par l'ANPE. "Pire qu'un entretien d'embauche !"

Cette sélectivité étrange, basée sur des critères parfois très éloignés des compétences requises par le poste visé, est typique d'un situation où l'on gère la pénurie
: beaucoup de candidats pour peu de places, avec donc la nécessité d'opérer un choix draconien, quitte à exclure pour des motifs surprenants, proches de l'arbitraire. Après tout, si vous avez face à vous une vingtaine de postulants valables pour seulement deux ou trois offres, il faut bien trouver un moyen quelconque de faire le tri !

L'hyper-sélection en vigueur dans le monde du travail s'étend donc au service public de l'emploi. Avec un facteur aggravant toutefois : c'est qu'elle s'y applique à des personnes qui, par définition, connaissent précisément des difficultés d'accès à l'emploi. Et qui auraient besoin d'un accompagnement ciblé, tenant compte de leur situation particulière.

"Lorsqu'on a contact avec l'ANPE [désormais Pôle emploi], on a l'impression qu'ils ne tiennent aucun compte de la difficulté morale du chômage de longue durée", constate Malika. "On trie, on filtre, avec parfois des avis et des conseils contradictoires."

Difficile dans ces conditions de trouver un soutien moral. "On a plutôt l'impression d'être enfoncé. Parfois, c'est un trait de caractère qui vous est reproché. Il faudrait pouvoir se contorsionner pour entrer dans les cases qu'ils demandent."

Le moule de l'employabilité présente des contours compliqués, dont il ne faudrait pas déborder. A moins d'imaginer enfin un vrai droit au travail, qui fasse de l'emploi un bien proposé à tous, et non une récompense accordée aux plus méritants (voir sur ce sujet le livre de Patrick Valentin, présenté ci-dessous).
Par Le Club Aita - Publié dans : Vécu
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Mercredi 21 janvier 2009
Censés favoriser le retour durable à l'emploi, les contrats aidés sont souvent de simples parenthèses entre deux périodes de chômage, sans accompagnement spécifique. C'est en tout cas le constat d'Irène qui, à travers différents dispositifs, totalise plus de dix ans de contrats aidés.

Depuis le 31 décembre 2008, Irène est au chômage, après être restée trois ans en contrat d'avenir (ce qui constitue une dérogation, les contrats d'avenir étant théoriquement limités à deux ans). Ce n'est pas la première fois qu'elle fait les démarches pour s'inscrire à l'ANPE (désormais "pôle emploi"). Et ce n'est pas non plus la première fois que ce retour à la case "chômage" fait suite à un contrat aidé.

TUC (travaux d'utilité collective), CES (contrat emploi solidarité), CEC (contrat d'emploi consolidé) et donc contrat d'avenir : Irène est une "professionnelle" des dispositifs d'emploi subventionné. Destinés à reprendre pied dans le monde professionnel, à acquérir une qualification et une expérience, ces contrats sont théoriquement des "passerelles" vers le monde de l'emploi ordinaire. Dans les faits, deux tiers des bénéficiaires retombent au chômage une fois ces contrats terminés.

C'est malheureusement le cas d'Irène. "Pourtant, c'était des emplois utiles et intéressants, en bibliothèque et en maison de quartier." Irène y acquiert même de nouvelles compétences, notamment dans le classement informatique : "A la fin de mon CEC, c'est moi qui ai formé mon successeur..."

Mais pour utiles et intéressants qu'ils soient, ces emplois ont eu une fin. "Or ça n'a jamais été préparé. Je n'ai bénéficié d'aucun accompagnement. Même à l'ANPE, quand vous êtes en contrat aidé, ils ne veulent pas entendre parler de vous. Si j'avais été en CDD classique, ça n'aurait pas été différent."

Pas différent ? A voir : "En CEC, vous ne cotisez pas pour la retraite." Et les contrats aidés ne donnent en général pas droit à une prime de précarité lorsqu'ils arrivent à terme. "On dit 'contrat aidé', mais c'est à se demander qui est le plus aidé : le demandeur d'emploi ou son employeur ?"

Irène ne condamne pas cependant tout le dispositif : "Ca m'a permis de me reconstruire moralement, physiquement, car l'absence de travail est quelque chose de très dur à vivre." Mais, ajoute-t-elle, "ces contrats ne préparent pas l'avenir. On repart à zéro."
Par Le Club Aita - Publié dans : Vécu
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Mardi 30 décembre 2008

Pascal a une reconnaissance "travailleur handicapé". Mais son handicap est léger, et les places en entreprises adaptées restent trop peu nombreuses. "Entre deux chaises", il ne trouve pas d'emploi correspondant à sa situation.
Par Le Club Aita - Publié dans : Vécu
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8 idées reçues sur le chômage

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