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    <title><![CDATA[Ch&ocirc;meurs, rassemblons-nous !]]></title>
    <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/</link>
    <description>Témoignages, idées et expériences pour dénoncer les limites et incohérences de l'aide à l'emploi, et proposer une autre vision de l'insertion professionnelle.</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Tue, 22 Jun 2010 15:08:13 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 22 Jun 2010 15:08:13 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.chomeurs-rassemblons-nous.net</copyright>            <category>Économie</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Chronique d'une inscription à Pôle Emploi]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-chronique-d-un-inscription-a-pole-emploi-49351281.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong>C’est une sorte de parcours du combattant. Un défi que doit relever tout nouveau demandeur d’emploi et qui pourrait être libellé en ces termes: "Votre mission, si toutefois vous
    l’acceptez, est de faire valoir vos droits auprès du service public de l’emploi."</strong>
  </p>
  <p>
    Après avoir passé son premier coup de fil à Pôle Emploi, en janvier dernier, Magali était confiante: <em>"Le conseiller que j’ai eu au téléphone était clair, d’un contact agréable."</em> Elle
    attend donc quelques jours la convocation promise pour le rendez-vous d’inscription. Puis, ne voyant rien venir, rappelle: <em>"Ah non, votre demande n’a pas été enregistrée"</em>, lui dit la
    voix au téléphone. <em>"Mais cette fois c’est bon"</em>, assure-t-elle ensuite. Pourquoi un deuxième appel a-t-il été nécessaire? Mystère…
  </p>
  <p>
    Toujours est-il que la convocation arrive en effet, quelques jours plus tard. Premier rendez-vous. Magali explique son projet: après plusieurs expériences dans le domaine canin, elle souhaite
    faire une formation dans le but de créer un élevage. La conseillère est enthousiaste, mais son apport est faible: elle ignore tout de cette filière, s’étonne même que des formations existent, et
    peine à trouver dans quelle case intégrer Magali. Faute de mieux, ce sera "vendeuse en animalerie".
  </p>
  <p>
    Reste la question du calcul des droits. Sur ce point, une rapide recherche informe la conseillère que Magali a déjà été inscrite comme demandeuse d’emploi, il y a presque dix ans, et qu’à
    l’époque sa situation avait donné lieu à un refus d’indemnité. Ce qui apparemment la tracasse. <em>"Mais ma situation est très différente aujourd’hui"</em>, argumente Magali. Toujours est-il que
    la conseillère s’isole pour s’entretenir avec une collègue. Elle revient quelques instants plus tard, et précise que Magali recevra une notification par courrier. <em>"Mais vous pensez que j’ai
    droit à quelque chose?"</em>&nbsp; <em>"Je ne peux pas vous dire…"</em>
  </p>
  <p>
    Quelques jours plus tard, Magali reçoit un courrier l’informant que sa demande d’indemnisation au titre de l’allocation chômage est rejetée, sans précision. Nouveau coup de fil à Pôle Emploi: on
    lui apprend que ce courrier a été envoyé automatiquement suite au premier rejet de sa demande (celui d’il y a dix ans...). <em>"Il ne faut pas en tenir compte, la vraie notification arrivera sous
    quinze jours."</em><br>
    Effectivement, deux semaines plus tard arrive un second courrier. Qui indique lui que des droits ont bien été ouverts, et que Magali pourra bien percevoir l’indemnité. Ouf!
  </p>
  <p>
    Rassurée, elle poursuit ses démarches pour commencer sa formation. Problème: cette formation est-elle reconnue? Et lui permet-elle d’être exonérée de l’obligation d’effectuer une "recherche
    active d’emploi"? Un second rendez-vous s’impose.
  </p>
  <p>
    Nouveau coup de fil, nouvelle convocation et nouveau rendez-vous, avec un nouveau conseiller. Qui contacte en direct l’organisme de formation. Et cette fois les nouvelles sont franchement
    encourageantes: non seulement la formation peut être prise en compte, mais en plus elle permet de bénéficier d’un complément d’allocation. Bon, une panne informatique empêche le conseiller de
    vérifier tout ça formellement, mais il est sûr de ses dires. Magali peut s’inscrire en confiance, demander un justificatif de formation et revenir à Pôle Emploi faire valoir ses droits.
  </p>
  <p>
    Ce troisième rendez-vous intervient une quinzaine de jours plus tard. Elle se présente avec les documents qui attestent son entrée en formation. Mais cette fois l’ambiance est exécrable à
    l’antenne de Pôle Emploi. Une conseillère est absente et n’a prévenu personne (c’est justement celle avec qui Magali a rendez-vous). Toutefois, les rendez-vous seront assurés, pour peu que chacun
    veuille bien s’armer de patience.
  </p>
  <p>
    Magali attend environ trois quarts d’heure. Durant ce laps de temps, elle est témoin de deux altercations. Une première parce qu’un demandeur est arrivé à son rendez-vous avec dix minutes de
    retard. Son conseiller, qui lui était à l’heure, ne peut plus le recevoir. L’homme explique qu’il vient de loin, qu’il a préparé ce rendez-vous de longue date, mais se heurte à un refus
    inflexible. Il s’énerve, interpelle bruyamment les conseillers présents, et obtient finalement gain de cause.
  </p>
  <p>
    La deuxième altercation concerne une femme qui peine à faire avancer son dossier. Apparemment il manque encore un papier pour que tout soit en ordre, et on lui demande donc de revenir avec ledit
    document. Mais elle ne l’entend pas de cette oreille et, manifestement ulcérée par la complexité des démarches, fait scandale. Curieusement, son esclandre s’avère payant et elle repart avec
    l’attestation qu’elle était venue chercher. Comme quoi ce n’était pas si impossible que ça de la lui donner. Mais durant cette matinée où tout le monde est à cran, l’incohérence semble la règle.
  </p>
  <p>
    Magali est enfin reçue. Elle remet son attestation de formation à la conseillère qui lui fait face. Cette fois l’informatique fonctionne, et la conseillère peut donc lui préciser que ce qu’on lui
    a dit lors de son rendez-vous précédent est… faux. <em>"Votre formation est à temps partiel, donc ça ne marche pas."</em> Pas d’indemnité bonifiée, et pas non plus d’exonération de recherche.
    Toutefois, comme Magali n’est pas disponible pour un poste à temps plein (elle a quand même le droit de faire sa formation) elle n’est pas inscrite en catégorie A. Ce qui est toujours bon à
    prendre: traditionnellement, seule cette catégorie, qui regroupe les "chômeurs à plein temps", est prise en compte par les statistiques officielles.
  </p>
  <p>
    Evidemment Magali est déçue. Mais la conseillère tient à faire son boulot jusqu’au bout: il ne sera pas dit qu’elle terminera ce rendez-vous sans avoir fait une proposition positive! <em>"Vous
    faites du sport?"</em> demande-t-elle de but en blanc. Surprise par la question, Magali ne sait que répondre:
  </p>
  <p>
    "Euh, je fais de la marche régulièrement.<br>
    - Si ça vous intéresse, j’ai là une offre de conseiller clientèle dans un magasin d’articles de sport.<br>
    - Mais enfin, ça n’a rien à voir avec mes qualifications et mes expériences !"
  </p>
  <p>
    &nbsp;La proposition fait flop, et la conseillère en reste là. Magali s’est déplacée à peu près pour rien. Ce qui est à l’avenant de ces différents échanges dont le bilan n’est pas brillant,
    voire franchement négatif puisque Magali s’est inscrite à sa formation en pensant que cela lui donnerait des droits auxquels elle ne peut, au final, pas prétendre…
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 27 Apr 2010 12:03:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-chronique-d-un-inscription-a-pole-emploi-49351281.html</guid>
                <category>Vécu</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-chronique-d-un-inscription-a-pole-emploi-49351281-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les chômeurs à Pôle Emploi: "Un besoin pathétique d'écoute"]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-les-chomeurs-a-pole-emploi-un-besoin-pathetique-d-ecoute-46810928.html</link>        <description><![CDATA[<b>Dans son premier rapport annuel remis le 12 mars 2010, Benoît Genuini, médiateur de Pôle Emploi, pointe le "besoin quasi-pathétique de relation personnalisée et d'écoute des gens". Il indique
  également que l'existence d'une politique active de radiation "relève du fantasme".</b><br>
  <br>
  Institué en 2008 suite au Grenelle de l'insertion, le médiateur national de Pôle Emploi peut être saisi en cas de réclamation non aboutie au niveau local. Environ 1000 réclamations arrivent ainsi
  chaque mois sur le bureau de Benoît Genuini, titulaire de la fonction. Sur cette base, il a remis le 12 mars 2010 son premier rapport annuel.<br>
  <br>
  Premier constat: les réclamations ayant pour cause une radiation jugée abusive ne concernent <em>"que 5 à 6% des saisines"</em>, indique le médiateur. Selon lui, <em>"l'idée qu'il y aurait une
  politique de radiation à Pôle Emploi tient du fantasme"</em>.<br>
  <br>
  Des propos qui sont en décalage total avec différents témoignages, à l'image de celui rapporté par <a href=
  "http://www.lexpress.fr/actualite/economie/une-taupe-decrit-le-malaise-a-pole-emploi_854358.html" target="_blank">"Les Confessions d'une taupe à Pôle Emploi"</a>. Sorti (hasard du calendrier) deux
  jours avant le rapport du médiateur, ce livre écrit sous pseudo par un conseiller du service public de l'emploi évoque au contraire la pression mise sur les antennes locales: <em>"Une bonne
  antenne, c'est une antenne qui radie. En interne, les agents se surnomment les radiateurs. C'est le far west."</em><br>
  <br>
  Egalement étonnant: le médiateur se dit <em>"frappé par la soif de communication"</em> des usagers et leur besoin <a href=
  "http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20100312.OBS9634/le_mediateur_frappe_par_le_besoin_decoute.html" target="_blank"><em>"quasi-pathétique de relation personnalisée et
  d'écoute"</em></a>. On peut comprendre que les agents, qui suivent parfois 200 demandeurs d'emploi, n'aient pas le temps d'apporter à chacun l'écoute demandée. De là à s'étonner de ce besoin de
  suivi de la part de chômeurs confrontés à un marché de l'emploi en pleine déconfiture, il y a un pas que le médiateur franchit sans doute hâtivement.<br>
  <br>
  Car il serait injuste de limiter ce rapport à ces quelques phrases. Dans le même temps, le médiateur plaide en effet pour <em>"plus de bon sens et d'humanité"</em> dans les relations entre les
  usagers et Pôle Emploi. Il recommande ainsi de revoir la formulation des courriers envoyés aux demandeurs d'emploi: <em>"Il y a beaucoup de courriers-type pré-imprimés d'une telle sécheresse qu'ils
  sont vécus comme une agression"</em>, argumente-t-il.]]></description>
        <pubDate>Tue, 16 Mar 2010 15:08:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-les-chomeurs-a-pole-emploi-un-besoin-pathetique-d-ecoute-46810928.html</guid>
                <category>Analyses</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-les-chomeurs-a-pole-emploi-un-besoin-pathetique-d-ecoute-46810928-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[RSA amputé pour non-versement d'une pension par les parents]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-rsa-ampute-pour-non-versement-d-une-pension-par-les-parents-45501528.html</link>        <description><![CDATA[<b>Dans la lignée des articles précédents, qui témoignent des insuffisances du RSA en termes de lutte contre la précarité, nous relayons ici un témoignage rapporté par le site <a href=
  "http://www.actuchomage.org/2010020110521/Mobilisations-luttes-et-solidarites/flicage-social-et-rsa-les-parents-dun-beneficiaire-vont-devoir-banquer.html" target="_blank">actuchomage.org</a>. Il
  relate l'expérience vécue par un jeune homme de la Loire dont le RSA a été amputé de 87 euros, au motif qu'il refuse de demander à ses parents le versements d'une pension alimentaire.</b><br>
  <br>
  Sans emploi, Antoine*, jeune homme habitant la Loire, perçoit le RSA depuis son entrée en vigueur en juin 2009. Début février, un courrier du conseil général lui apprend que ce revenu serait
  désormais amputé de 87 euros par mois. <span style="text-decoration: underline;">Motif: Antoine n'a pas entamé de démarche pour obtenir le versement d'une pension alimentaire par ses
  parents</span>.<br>
  <br>
  Cette demande apparaît en effet clairement dans le formulaire de demande du RSA, ce qui d'ailleurs avait fait grand bruit lors de sa généralisation. Le tollé avait entraîné une réponse gênée de
  Martin Hirsch, qui avait alors indiqué que ledit formulaire serait revu pour être moins exigeant sur ce point. Ce n'est que partiellement le cas, comme en témoigne l'extrait de formulaire que nous
  reproduisons ici, téléchargé le 23 février sur le site <a href="http://www.rsa.gouv.fr/Telechargez-les-formulaires-de,1444.html" target="_blank">www.rsa.gouv.fr</a>, et qui laisse une certaine
  latitude aux conseils généraux :<br>
  <div style="text-align: center;">
    <a onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/0/49/84/93/form_RSA2.jpg"><img src="http://img.over-blog.com/300x64/0/49/84/93/form_RSA2.jpg" class="noAlign" alt=
    "form RSA2" height="64" width="300"></a>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    (cliquez sur l'image pour l'agrandir)
  </div><br>
  Ce même formulaire précise qu'il est possible de demander une "dispense" de cette démarche, qui doit être argumentée&nbsp; et qui n'est de toute façon "pas accordée automatiquement".<br>
  <br>
  C'est ce qu'a fait Antoine, en adressant au conseil général un courrier indiquant que ses parents lui assurent gratuitement le gîte et le couvert, et de ce fait qu'ils <em>"remplissent pleinement
  leur devoir de solidarité"</em>. "<span id="comment-body-20431" class="comment-body"><em>En aucun cas,</em> ajoute Antoine<em>, je n’exercerai de démarche de quelque nature que ce soit à l’encontre
  de mes parents afin d’obtenir une pension alimentaire."</em> Il</span> précise enfin, <em>"pour que les choses soient tout à fait claires"</em>, qu'il ne verse "<em>aucune somme d'argent à (ses)
  parents</em> <span id="comment-body-20431" class="comment-body"><em>en contrepartie du RSA perçu".</em></span><br>
  <span id="comment-body-20431" class="comment-body"><br>
  La réponse ne s'est pas faite attendre : une semaine après réception du courrier, le conseil général adressait à Antoine une missive lui stipulant que la réduction de son RSA continuerait à
  s'appliquer, et</span> <span id="comment-body-20891" class="comment-body">qu'elle prendrait fin <em>"lorsque vous aurez fourni des éléments justifiant que vous avez fait valoir vos droits"</em>.
  C'est-à-dire intenté une action en justice exigeant des parents le versement d'une pension.<br>
  <br>
  * le prénom a été changé<br></span>]]></description>
        <pubDate>Tue, 23 Feb 2010 10:56:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-rsa-ampute-pour-non-versement-d-une-pension-par-les-parents-45501528.html</guid>
                <category>Vécu</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-rsa-ampute-pour-non-versement-d-une-pension-par-les-parents-45501528-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Avec le RSA, Guy craint de "perdre à tous les niveaux"]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article--avec-le-rsa-guy-craint-de-perdre-a-tous-les-niveaux--43801360.html</link>        <description><![CDATA[<b>Cumuler salaire et RSA pour accroître ses revenus&nbsp;? Sur le papier, c’est l’idée du revenu de solidarité active. Dans les faits, l’équation est tout autre pour ceux, comme Guy, qui se
  débattent avec des revenus d’activité irréguliers.<br>
  <br></b>Guy travaille au domicile de particuliers, à Angers, pour de l’entretien et du petit bricolage. Payé en chèque emploi service, il fait partie de ces travailleurs précaires qui "bénéficient"
  du revenu de solidarité active mis en place en juin 2009. Il dresse un bilan très critique de ce dispositif, dont les effets semblent bien éloignés des premières intentions de son instigateur
  Martin Hirsch.<br>
  <br>
  <em>"Le problème</em>, considère Guy, <em>c’est que les effets négatifs du RSA apparaissent petit à petit, sans que personne ne vous prévienne."</em> Au fil des mois, c’est ainsi toute une série de
  petits avantages qui disparaissent avec la perception de ce nouveau revenu&nbsp;: <em>"Il y a d’abord eu l’allocation logement, puis le forfait téléphonique social, et ensuite l’exonération de
  redevance audiovisuelle et de taxe d’habitation…"</em><br>
  <br>
  Petit à petit, la suppression de ces avantages grignote le pouvoir d’achat de Guy. Il n’est d’ailleurs pas le seul à faire ce constat, comme l’illustre ce <a href=
  "http://www.cholet.maville.com/actu/actudet_--Avec-le-RSA-mon-pouvoir-d-achat-chute-_dep-1159306_actu.Htm" target="_blank">témoignage d’une Choletaise</a> en contrat d’insertion.<br>
  &nbsp;<br>
  Mais pour lui, dont les revenus d’activités sont très irréguliers, le RSA présente d’autres inconvénients&nbsp;: <em>"J’ai fait beaucoup d’heures de travail d’octobre à décembre, et j’ai actualisé
  ma situation en janvier. Mon RSA sera donc très faible en février et mars. Si je fais moins d’heures sur cette période, je perds à tous les niveaux…"</em> Par comparaison, le montant de
  l’allocation de retour à l’emploi est lui calculé dès que les revenus du mois écoulé sont connus, évitant cet effet de décalage.<br>
  <br>
  Pour Guy, le RSA distingue en fait trois publics différents&nbsp;: <em>"Il y a ceux qui étaient auparavant au RMI et qui n’ont rien de plus avec le RSA, ceux qui touchent un salaire régulier proche
  du Smic et qui vont peut-être y gagner un petit quelque chose</em> (peut-être contrebalancé par une perte sur la prime pour l’emploi, ndlr) <em>et enfin ceux, comme moi, qui ont des revenus faibles
  et, surtout, instables. Pour nous, le RSA devrait aboutir à un tassement du total de nos revenus aux alentours de 800 à 1000 euros par mois, sans augmentation globale."</em> Pas de quoi donc sortir
  de la précarité. C’était pourtant l’objectif annoncé.]]></description>
        <pubDate>Thu, 28 Jan 2010 12:06:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article--avec-le-rsa-guy-craint-de-perdre-a-tous-les-niveaux--43801360.html</guid>
                <category>Vécu</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article--avec-le-rsa-guy-craint-de-perdre-a-tous-les-niveaux--43801360-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Vivre quand il reste 50 euros pour le mois]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-vivre-quand-il-reste-50-euros-pour-le-mois-42800922.html</link>        <description><![CDATA[<b>Allocataire du RSA "ras-des-pâquerettes", Anne-Marie livre le témoignage d’une galère ordinaire, où la frontière entre précarité et grande pauvreté devient floue, seulement gardée par une
  discipline de vie sans faille. A condition d’en avoir la force, jour après jour.</b><br>
  <br>
  Anciennement au RMI et maintenant au RSA (sans changement de ses revenus), Anne-Marie connaît la galère d’une situation que l’on pourrait qualifier "d’ordinaire" pour ceux dont les rentrées
  mensuelles se limitent aux minima sociaux. En ce mois de janvier, factures et frais payés, il lui restait 50 euros pour vivre.<br>
  <br>
  Pourtant, Anne-Marie a la chance d’être logée à peu de frais&nbsp;: allocation déduite, il ne lui reste que 80 euros à sortir pour son appartement loué par un office HLM. Le seul problème lié à son
  logement demeure son chauffage, individuel au gaz, sur lequel elle a un peu trop tiré l’hiver dernier. Avec à la clé une facture de 800 euros qu’elle n’a pas encore fini de régler.<br>
  <br>
  Pour ses déplacements, à défaut de permis de conduire et bien sûr de voiture, Anne-Marie fait tout en bus. Sa situation lui donne droit à une carte au tarif de 8 euros pour deux mois. Sauf
  lorsqu’elle est radiée de Pôle Emploi et ne peut alors plus y prétendre. "C’est arrivé l’automne dernier. Je n’avais pas pu me rendre à une convocation à cause d’un rendez-vous médical. Pourtant je
  les avais prévenus mais non, j’ai quand même été radiée." Pendant deux mois, elle a donc dû payer le bus au prix fort&nbsp;: 10,30 le carnet de dix tickets. "Avec un carnet par semaine, ça finit
  par compter…"<br>
  <br>
  Pour ses dépenses courantes, Anne-Marie refuse de s’adresser aux associations d’aide. "J’y suis allée quand mes enfants vivaient avec moi, mais je me sentais honteuse. Maintenant que je vis seule,
  je préfère me débrouiller." L’acquisition d’un grand congélateur (grâce à un prêt CAF) lui permet de stocker la livraison qu’elle commande mensuellement auprès d’une entreprise de surgelés. "Faire
  ses courses avec le bus, ce n’est pas pratique. Ou alors il faut prendre en petite quantité et ça revient plus cher."<br>
  <br>
  Pour l’habillement, c’est évidemment la règle du moindre coût. "Là je n’avais plus de chaussures. J’ai acheté une paire de bottes d’hiver en soldes. Ou sinon j’achète sur les marchés, on peut
  trouver des bonnes affaires. Mais bon, pour l’instant ce n’est pas possible. Je vais attendre mars ou avril, lorsque j’aurai fini de payer la facture de gaz."<br>
  <br>
  Pourtant, ce n’est pas la précarité matérielle qu’elle déplore le plus. "Le pire, c’est l’ennui. C’est de ne pas sortir de chez soi, de n’avoir rien à faire." Les activités qu’elle affectionne sont
  nombreuses cependant&nbsp;: bricolage, couture… Or là aussi le manque de moyens complique les choses&nbsp;:&nbsp;"La moindre fourniture de bricolage, c’est tout de suite cher." Restent les copines,
  qu’elle voit de temps en temps, et une association d’entraide. "Mais bon, ça ne remplit pas la semaine…"<br>
  <br>
  Si elle admet des moments de faiblesse, et même une "grosse dépression" il y a quelque temps, Anne-Marie refuse de baisser les bras. Elle reste d’un contact chaleureux, se livre, rit volontiers.
  Mais surtout garde l’espoir de retravailler. "Il faudra bien de toute façon. Je ne vais pas continuer comme ça toute ma vie."<br>]]></description>
        <pubDate>Tue, 12 Jan 2010 15:29:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-vivre-quand-il-reste-50-euros-pour-le-mois-42800922.html</guid>
                <category>Vécu</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-vivre-quand-il-reste-50-euros-pour-le-mois-42800922-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[De l'influence des clichés sur la politique économique]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-de-l-influence-des-cliches-sur-la-politique-economique-41265106.html</link>        <description><![CDATA[Dans un article mis en ligne sur <a href="http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2009/12/11/une-dette-superieure-a-100-du-pib-cest-la-faillite/#comment-7045" target="_blank">son blog</a>
  le 11 décembre, l'économiste Gilles Raveaud livre une analyse très intéressante de l'émotion créée par la situation économique de la Grèce, présentée ces derniers jours comme étant au bord de la
  faillite.<br>
  <br>
  Tout d'abord, explique Raveaud, la Grèce n'est absolument pas en faillite. Au passage, il tord le cou à l'idée selon laquelle un endettement dépassant 100% du PIB serait le signe d'une banqueroute
  imminente. Mais il est vrai que les lamentations sur ce registre sont parfois bien pratiques pour justifier l'absence d'ambition d'un gouvernement, principalement en matière sociale : on se
  souvient du "je suis à la tête d'un Etat en faillite" lâché par Fillon, ou encore du "qu'attendez-vous de moi ? que je vide des caisses qui sont vides ?" argué par Sarkozy lors de sa désormais
  célèbre conférence de presse de début 2008.<br>
  <br>
  Par ailleurs, souligne Raveaud, de nombreux Etats, comme la Belgique ou l'Italie, se sont déjà trouvés dans des situations bien pires que celle de la Grèce sans susciter le même émoi. On pense
  également aux Etats-Unis, dont le surendettement était connu avant crise sans qu'on s'en émeuve : la bonne santé de l'économie américaine était au contraire saluée par les agences de notation ;
  celles-là mêmes qui aujourd'hui dégradent les créances émises par la Grèce !<br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">Pourquoi cette différence de traitement ? Elle tient, estime Raveaud, aux "représentations mentales" des agents financiers.</span> Et selon ces
  représentations, la Grèce serait "un pays peu rigoureux, mal géré, où la fraude fiscale est généralisée et l’Etat dispendieux…" Que ces clichés renvoient ou non à une réalité est ici accessoire :
  l'important est qu'ils existent et qu'ils suffisent à influencer les agents économiques de manière déconnectée de la situation réelle, avec des incidences très concrètes. Ainsi, en dégradant les
  créances grecques, les agences de notation contribuent directement au renchérissement du crédit pour cet Etat, aggravant ses difficultés.<br>
  <span style="text-decoration: underline;"><br>
  Le poids des clichés dans les grandes politiques économiques est sans doute non négligeable, dans de nombreux domaines. Ainsi en est-il de la politique de l'emploi</span> et, notamment, de la loi
  sur les "droits et devoirs" des chômeurs. Une disposition de cette loi, applicable depuis l'automne 2008, a introduit pour les chômeurs l'obligation d'accepter les "offres raisonnables d'emploi"
  qui leur sont faites, sous peine de perdre leurs droits. A l'origine de cette disposition, on trouve le cliché selon lequel les chômeurs seraient des fainéants préférant toucher leurs allocations
  plutôt que de travailler.<br>
  <br>
  Or plusieurs éléments permettent de dénoncer ce cliché et son interprétation par cette loi. En effet, cette obligation devient contraignante uniquement pour les chômeurs présentant les
  caractéristiques suivantes :<br>
  - des offres "raisonnables" leurs sont faites (logique)<br>
  - ils ont, avant d'être au chômage, suffisamment travaillé pour ouvrir des droits (autrement la sanction prévue est inapplicable)<br>
  - ils sont trop trop paresseux pour accepter de retravailler sans menace de sanction<br>
  <br>
  Au final, <span style="text-decoration: underline;">ce cliché dépeint des situations ultra-minoritaires au sein de l'ensemble des demandeurs d'emploi, et en tout cas très éloignées des situations
  vécues par les chômeurs les plus éloignés du monde du travail</span>, c'est-à-dire ceux qui ont très peu travaillé et auxquels on ne propose de toute façon rien, parce que leur "profil" n'intéresse
  pas les employeurs.<br>
  <br>
  Résultat : selon le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP), neuf mois après l'application de cette loi, seuls quatre chômeurs avaient été sanctionnés pour ce motif. Autant dire rien,
  pour une loi dont le principal effet aura été de conforter un cliché déjà trop répandu.]]></description>
        <pubDate>Wed, 16 Dec 2009 11:59:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-de-l-influence-des-cliches-sur-la-politique-economique-41265106.html</guid>
                <category>Analyses</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-de-l-influence-des-cliches-sur-la-politique-economique-41265106-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le travail est-il un coût ?]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-le-travail-est-il-un-cout--40389267.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <img class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/49/84/93/Cout_Emploi.gif" height="309" width="300">
  </div><br>
  Soit, d'un côté, le nombre d'offres d'emploi. Il est actuellement au plus bas : <b>Pôle emploi ne recensait que 135 000 offres pour tout le territoire en novembre dernier</b>, selon Actuchomage (et
  encore s'agissait-il aux trois quarts d'emplois précaires). Soit, de l'autre côté, le nombre de chômeurs. Il croît lui de manière constante et rapide : <b>les chiffres livrés par l'Insee pour le
  mois d'octobre mentionnent 2 627 300 inscrits en catégorie A</b>, c'est-à-dire sans aucune activité. Ils sont même 3 788 200 si l'on y ajoute les inscrits en catégories B et C (qui exercent une
  activité à temps partiel). Ces chiffres ne doivent cependant être perçus que comme des indicateurs, et certainement pas comme le reflet exact de la réalité : le sous-emploi en France déborde
  largement des statistiques officielles de l'Insee et, à l'inverse, de nombreuses offres d'embauche ne sont pas référencées par Pôle emploi.<br>
  <br>
  Mais même imparfaits, ces indicateurs témoignent d'un fossé de plus en plus large entre offre et demande d'emplois, qui rend les recettes habituelles de lutte contre le chômage inopérantes : <b>à
  quoi bon créer des structures d'insertion, faire de l'accompagnement ou du coaching, s'il n'y a pas de places pour tout le monde ?</b><br>
  <br>
  <b>Pour rétablir un solde plus équilibré, c'est sans doute du côté de la création nette d'emplois que les efforts seraient le plus profitables.</b> Une politique publique peut-elle se fixer pour
  objectif de créer des emplois pérennes, par exemple dans le domaine associatif et, plus globalement, celui de l'économie sociale et solidaire ? Dans l'histoire récente, cet effort n'a été consenti
  dans notre pays que pour répondre à certaines situations très spécifiques, par exemple l'emploi de personnes en situation de handicap lourd. C'est dans ce cadre, par exemple, que sont financés les
  Etablissements et services d'aide par le travail (appelés auparavant "centres d'aide par le travail").<br>
  <br>
  Outre des questions d'ordre idéologique, <b>ce sont notamment des questions de coût qui sont avancées pour justifier la frilosité de la puissance publique en matière de création d'emploi</b>. En
  témoigne, a contrario, l'objectif purement économique de ne remplacer en moyenne qu'un fonctionnaire sur deux dans le cadre des départs en retraite.<br>
  <br>
  Mais la création d'emploi est-elle si coûteuse que ça ? Il serait intéressant, pour répondre à cette question, de s'inspirer des travaux conduits dans le domaine de la santé par Philippe Aghion,
  professeur d'économie à Harvard, et Fabrice Murtin, économiste à l'OCDE.<br>
  <br>
  Ces deux chercheurs ont réalisé une étude qui tord le cou à l'idée selon laquelle les dépenses de santé, et notamment le fameux "trou de la Sécu", représentent pour les finances publiques un
  fardeau insupportable, qu'il faut alléger à tout prix. En effet, estiment Aghion et Murtin dans une tribune parue dans "Les Echos", "nous avons démontré empiriquement qu'un niveau élevé d'espérance
  de vie génère un surcroît de PIB par habitant". Ainsi, <b>une population qui vit longtemps et en bonne santé est plus intéressante économiquement qu'une population malade qui meurt tôt</b>. A
  priori cela semble évident, mais encore fallait-il l'établir. "La santé n'est pas un coût", martèlent ainsi les deux économistes. "<br>
  <br>
  Et la création d'emploi ?", serait-on tenté de demander. Prélèvements sociaux (charges patronales et salariales), impôts directs et indirects, représentent évidemment des recettes d'autant plus
  importantes que le taux de chômage est faible. A l'inverse, le non-emploi génère lui d'importantes dépenses. On pense bien sûr aux allocations et minima sociaux, mais il faudrait aussi prendre en
  compte les coûts cachés du chômage, liés aux effets négatifs de la privation d'emploi en termes de stabilité sociale, de sécurité, de santé publique, etc. Sans compter que dans le même temps, des
  sommes énormes sont dépensées dans des dispositifs à l'efficacité très contestée : en 2008, les réductions de charges sur les bas salaires ont à elles seules représenté 30 milliards d'euros.<br>
  <br>
  <b>Le travail est-il un coût, et ce coût est-il supérieur à celui du non-emploi et des "rustines" créées pour y faire face ?</b> On attend qu'une étude réponde à cette question dans toute sa
  globalité.<br>
  <br>
  Cet article a été également publié sur <a title="lire l'article sur Agoravox" href="http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-travail-est-il-un-cout-65945" target=
  "_blank">Agoravox.fr</a>]]></description>
        <pubDate>Tue, 01 Dec 2009 17:39:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-le-travail-est-il-un-cout--40389267.html</guid>
                <category>Analyses</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-le-travail-est-il-un-cout--40389267-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["Est-ce qu'on est condamné à galérer toute sa vie ?"]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article--est-ce-qu-on-est-condamne-a-galerer-toute-sa-vie--37854287.html</link>        <description><![CDATA[<b>Samedi 17 octobre, c'était la Journée mondiale du refus de la misère. Cette journée fut l'occasion de rassemblements, dans&nbsp; de nombreuses villes de France, présentant notamment le
  témoignage de personnes qui vivent la misère quotidiennement. La privation d'emploi est évidemment un thème récurrent de ces témoignages, comme l'illustre le texte suivant, lu par une femme privée
  d'emploi lors du rassemblement organisé à Angers. Un texte simple, qui explique avec sincérité la difficulté à vivre sans travail. Où l'on est très loin du mythe du chômeur "fainéant" ou
  "profiteur".</b><br>
  <br>
  «&nbsp;J’ai 32 ans et je suis l’aînée d’une famille de neuf enfants. Chez nous ce n’était pas le grand luxe, mais mon père a toujours tout fait pour que nous ne manquions de rien. Les boulots les
  plus durs, dans les mines d’ardoise ou les abattoirs, il les a faits. Jusqu’à ce que son dos n’en puisse plus. Il nous a donné le goût de l’effort, et nous a appris l’honnêteté.<br>
  <br>
  Aujourd’hui, c’est moi qui suis mère. J’ai trois enfants que j’élève seule. Mon père a eu des emplois très durs, moi je n’ai pas d’emploi du tout. Parfois j’ai l’impression que quand on est né du
  mauvais côté, ce sera toujours très difficile de trouver sa place. Il faut toujours convaincre qu’on est capable de faire quelque chose, qu’on a envie de travailler. Je sais que j’en suis capable
  et que j’en ai l’envie, mais encore faut-il que quelqu’un me donne ma chance&nbsp;!<br>
  <br>
  On parle de la misère. J’ai connu la misère matérielle, celle où l’on ne sait pas ce qu’on fera à manger demain. Mais il y a aussi la misère morale, celle où l’on reste enfermée chez soi, volet
  tiré. Je l’ai connue aussi, certains jours, mais j’ai toujours trouvé la force d’en sortir, par le refus de donner à mes enfants l’image de la détresse, par fierté aussi.<br>
  <br>
  Pour sortir de la misère, on ne demande pas l’assistance, mais la reconnaissance. Celle d’un travail qui nous permette de vivre dignement, mais aussi qui donne le sentiment d’être utile, de faire
  quelque chose de ses journées. Et puis il y a l’avenir. Qu’est-ce que j’aurai comme retraite plus tard&nbsp;? Est-ce qu’on est condamné à galérer toute sa vie&nbsp;?<br>
  <br>
  Peut-être que je n’ai pas fait tout ce que j’aurais pu pour trouver un travail. Pourtant j’ai fait des emplois d’insertion, des formations. Mais il y a toujours plus d’exigences, et parfois des
  choses qui ne sont pas justes, comme la discrimination.<br>
  Il y a des moments où je n’y crois plus. D’autres moments où j’ai de l’espoir. Parce qu’il y a certains jours, par exemple en vacances avec mes enfants, où je me sens bien, où je connais un vrai
  bien-être. Dans ces moments-là, on comprend que la vie peut être autre chose que la galère. C’est ça que je veux transmettre à mes enfants.&nbsp;»<br>]]></description>
        <pubDate>Tue, 20 Oct 2009 09:57:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article--est-ce-qu-on-est-condamne-a-galerer-toute-sa-vie--37854287.html</guid>
                <category>Vécu</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article--est-ce-qu-on-est-condamne-a-galerer-toute-sa-vie--37854287-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Chômage et croissance ? Une simple question de point de vue !]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-36373220.html</link>        <description><![CDATA[<img src="http://idata.over-blog.com/0/49/84/93/chomeurs_PIB.gif" class="CtreTexte" height="274" width="500"><br>
  <br>
  Face à la crise actuelle, l'objectif premier de la politique conduite par le gouvernement peut se résumer en une phrase : rétablir la croissance. <span style="text-decoration: underline;">Le retour
  de la croissance, suppose-t-on, permettra de réduire le chômage, d'améliorer le pouvoir d'achat, bref, de favoriser le bien-être général</span>.<br>
  <br>
  Mais&nbsp; la croissance est-elle le bon indicateur pour mesurer l'état de prospérité d'une population donnée ? Telle qu'elle est calculée actuellement, sur la seule base du produit intérieur brut,
  la réponse est clairement non. C'est ce que confirme en tout cas une étude dont les résultats ont été publiés par l'hebdomadaire <a href=
  "http://www.lexpress.fr/region/en-france-le-bonheur-est-dans-le-limousin_787995.html" target="_blank">L'Express</a>.<br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">Cette étude a établi un classement des régions françaises à partir d'un indicateur appelé "indicateur de santé sociale".<br></span> Outre la seule création
  de richesse, cet indice prend en compte le taux de chômage, la sécurité, l'espérance de vie, le lien social, etc. Et selon cet indice, la région qui arrive en tête du palmarès est... le Limousin.
  <span style="text-decoration: underline;">L'Ile-de-France de son côté, première en termes de création de richesse, pointe elle à la 17e place.</span><br>
  <br>
  Si l'on considère que les effets les plus durs de la crise se manifestent par le "mal-être" des personnes qui y sont confrontées, <span style="text-decoration: underline;">il y a un côté absurde à
  vouloir y répondre en privilégiant un indicateur (la croissance du PIB) aussi inexact en termes de "santé sociale"</span>.<br>
  <br>
  Quelles sont les conséquences de ce constat sur la lutte contre le chômage ? Dans l'optique actuelle (où la mesure de la croissance se limite à celle du seul PIB), la création d'emplois est, dans
  le meilleur des cas, une conséquence de la croissance. Si la croissance était mesurée, par exemple, sur la base de cet "indicateur de santé sociale", l'emploi deviendrait un facteur créateur de
  croissance. Ce qui n'est pas du tout la même chose. <span style="text-decoration: underline;">Dans un cas, l'emploi devient une finalité de la politique économique ; dans l'autre, il en demeure un
  vague effet secondaire.</span><br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">Or le fait de retenir un indicateur plutôt qu'un autre ne relève en rien d'une vérité objective à laquelle se conformer, mais bien d'un choix subjectif qui
  peut tout à fait être remis en cause...</span> C'est d'ailleurs le sens des travaux conduits, à la demande du gouvernement, par la "commission sur la mesure de la performance économique et du
  progrès social", qui vient de rendre son rapport. La promesse d'un changement d'ère ?]]></description>
        <pubDate>Tue, 22 Sep 2009 10:49:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-36373220.html</guid>
                <category>Analyses</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-36373220-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Investissement ou consommation : le but de la relance, c'est l'emploi]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-35826410.html</link>        <description><![CDATA[Dans un <a href="http://lipietz.net/spip.php?article2367">article paru en début d'année sur son blog</a>, Alain Lipietz livre au détour d'une phrase son interprétation de la crise que nous
  traversons : <span style="text-decoration: underline;">"(...) la crise actuelle, (...) du point de vue strictement économique, est une crise de surproduction/sous-consommation due à la faible part
  des salaires dans la valeur ajoutée".<br></span><br>
  Evidemment, cette analyse n'engage que son auteur et pourrait sans doute être qualifiée de réductrice, mais elle a le mérite de la clarté et résume avec efficacité un aspect central du problème.
  Ainsi, <span style="text-decoration: underline;">aux Etats-Unis, les inégalités de revenus avaient atteint un niveau record juste avant l'éclatement de la crise</span> et les salaires témoignaient
  d'une inquiétante stagnation voire, pour les plus bas salaires, d'une forte baisse en termes de revenus réels. Et en France, la question de la répartition des richesses et du niveau des salaires
  est un débat récurrent, nourri par des constats inquiétants comme celui de l'apparition d'une vaste population de "travailleurs pauvres".<br>
  <br>
  A défaut de revenus d'activités suffisants, le seul moyen de maintenir un niveau de consommation élevé est alors de recourir à l'endettement (voire au surendettement) avec les conséquences que l'on
  sait : éclatement de bulles spéculatives assises sur des créances insolvables et implosion du système bancaire.<br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">La manne du crédit s'étant tarie, la "faible part des salaires dans la valeur ajoutée" entraîne une "sous-consommation" qui prolonge la crise en une longue
  récession.</span><br>
  <br>
  Bien que rapide, cette analyse impose de se poser une question : comment, dans ce contexte, une politique de "relance par l'investissement" peut-elle avoir une chance de réussir ? Car <span style=
  "text-decoration: underline;">une entreprise n'investit pas pour le plaisir de dépenser l'argent dont elle dispose (ou que l'on met à sa disposition)</span>. Elle investit lorsqu'elle considère que
  le marché présente des débouchés suffisants pour cela, avec des perspectives de retours attractives. Ce qui n'est pas le cas en période de "sous-consommation"...<br>
  <br>
  Pourtant, c'est bien ce modèle de "relance par l'investissement" qui a été retenu par le gouvernement. Avec pour l'instant un bilan peu glorieux, où l<span style="text-decoration: underline;">a
  pente du taux de chômage suit celle du déficit public, l'un et l'autre fermement orientés à la hausse</span>.<br>
  <br>
  L'opposition de gauche, dans le même temps, plaidait elle pour une relance par la consommation. Cette option aurait-elle été plus efficace ? Il est évidemment difficile de répondre à cette
  question, sauf à jouer le jeu de la "politique-fiction". De nombreux analystes estiment cependant que le bilan en aurait été décevant : la forte part des produits d'importation dans la consommation
  nationale fait que les bénéfices d'une telle relance auraient été assez faibles pour les entreprises françaises, du moins pas à la hauteur des sommes dépensées.<br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">Ces deux orientations (investissement et consommation) ont en fait toutes les deux le même défaut : elles tournent autour du pot.</span> Car à terme,
  l'objectif de ces deux types de relance est le même : améliorer le contexte économique pour que les entreprises recommencent à créer de l'emploi !<br>
  <br>
  Mais au lieu de s'attaquer au problème frontalement, elles préfèrent passer par des chemins détournés, tortueux, qui finalement ne mènent nulle part. Pourtant, il est bien évident que socialement,
  la création d'emplois doit être la priorité. Tout comme il est évident qu'un chômage de masse, tel qu'on le connaît actuellement, constitue un poids qui pèse lourdement sur les perspectives de
  redécollage de l'économie. <span style="text-decoration: underline;">Atonie du pouvoir d'achat, déséquilibre des comptes sociaux, baisse de la fiscalité : le chômage, c'est tout ça à la
  fois</span>.<br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">Qu'attend-on alors pour mettre les moyens directement là où on est sûrs qu'ils seront utiles, c'est-à-dire dans la création d'emplois ?</span> C'est
  pourtant quelque chose que l'on sait faire, comme le prouvent les nombreuses expériences menées en matière d'emplois aidés, emplois qui très souvent ont fait la preuve de leur utilité sociale. Ces
  emplois souffrent cependant de plusieurs limites : temps partiel, faible rémunération, durée déterminée. Mais il n'est pas trop tard pour mieux faire.]]></description>
        <pubDate>Tue, 08 Sep 2009 14:35:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-35826410.html</guid>
                <category>Analyses</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-35826410-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>
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