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    <title><![CDATA[Ch&ocirc;meurs, rassemblons-nous ! (Analyses)]]></title>
    <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/categorie-972917.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Analyses&quot; du blog &quot;Ch&amp;ocirc;meurs, rassemblons-nous !&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Mon, 01 Mar 2010 01:06:10 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 01 Mar 2010 01:06:10 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010, NC NC</copyright>            <category>Analyses</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[De l'influence des clichés sur la politique économique]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-de-l-influence-des-cliches-sur-la-politique-economique-41265106.html</link>        <description><![CDATA[Dans un article mis en ligne sur <a href="http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2009/12/11/une-dette-superieure-a-100-du-pib-cest-la-faillite/#comment-7045" target="_blank">son blog</a>
  le 11 décembre, l'économiste Gilles Raveaud livre une analyse très intéressante de l'émotion créée par la situation économique de la Grèce, présentée ces derniers jours comme étant au bord de la
  faillite.<br>
  <br>
  Tout d'abord, explique Raveaud, la Grèce n'est absolument pas en faillite. Au passage, il tord le cou à l'idée selon laquelle un endettement dépassant 100% du PIB serait le signe d'une banqueroute
  imminente. Mais il est vrai que les lamentations sur ce registre sont parfois bien pratiques pour justifier l'absence d'ambition d'un gouvernement, principalement en matière sociale : on se
  souvient du "je suis à la tête d'un Etat en faillite" lâché par Fillon, ou encore du "qu'attendez-vous de moi ? que je vide des caisses qui sont vides ?" argué par Sarkozy lors de sa désormais
  célèbre conférence de presse de début 2008.<br>
  <br>
  Par ailleurs, souligne Raveaud, de nombreux Etats, comme la Belgique ou l'Italie, se sont déjà trouvés dans des situations bien pires que celle de la Grèce sans susciter le même émoi. On pense
  également aux Etats-Unis, dont le surendettement était connu avant crise sans qu'on s'en émeuve : la bonne santé de l'économie américaine était au contraire saluée par les agences de notation ;
  celles-là mêmes qui aujourd'hui dégradent les créances émises par la Grèce !<br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">Pourquoi cette différence de traitement ? Elle tient, estime Raveaud, aux "représentations mentales" des agents financiers.</span> Et selon ces
  représentations, la Grèce serait "un pays peu rigoureux, mal géré, où la fraude fiscale est généralisée et l’Etat dispendieux…" Que ces clichés renvoient ou non à une réalité est ici accessoire :
  l'important est qu'ils existent et qu'ils suffisent à influencer les agents économiques de manière déconnectée de la situation réelle, avec des incidences très concrètes. Ainsi, en dégradant les
  créances grecques, les agences de notation contribuent directement au renchérissement du crédit pour cet Etat, aggravant ses difficultés.<br>
  <span style="text-decoration: underline;"><br>
  Le poids des clichés dans les grandes politiques économiques est sans doute non négligeable, dans de nombreux domaines. Ainsi en est-il de la politique de l'emploi</span> et, notamment, de la loi
  sur les "droits et devoirs" des chômeurs. Une disposition de cette loi, applicable depuis l'automne 2008, a introduit pour les chômeurs l'obligation d'accepter les "offres raisonnables d'emploi"
  qui leur sont faites, sous peine de perdre leurs droits. A l'origine de cette disposition, on trouve le cliché selon lequel les chômeurs seraient des fainéants préférant toucher leurs allocations
  plutôt que de travailler.<br>
  <br>
  Or plusieurs éléments permettent de dénoncer ce cliché et son interprétation par cette loi. En effet, cette obligation devient contraignante uniquement pour les chômeurs présentant les
  caractéristiques suivantes :<br>
  - des offres "raisonnables" leurs sont faites (logique)<br>
  - ils ont, avant d'être au chômage, suffisamment travaillé pour ouvrir des droits (autrement la sanction prévue est inapplicable)<br>
  - ils sont trop trop paresseux pour accepter de retravailler sans menace de sanction<br>
  <br>
  Au final, <span style="text-decoration: underline;">ce cliché dépeint des situations ultra-minoritaires au sein de l'ensemble des demandeurs d'emploi, et en tout cas très éloignées des situations
  vécues par les chômeurs les plus éloignés du monde du travail</span>, c'est-à-dire ceux qui ont très peu travaillé et auxquels on ne propose de toute façon rien, parce que leur "profil" n'intéresse
  pas les employeurs.<br>
  <br>
  Résultat : selon le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP), neuf mois après l'application de cette loi, seuls quatre chômeurs avaient été sanctionnés pour ce motif. Autant dire rien,
  pour une loi dont le principal effet aura été de conforter un cliché déjà trop répandu.]]></description>
        <pubDate>Wed, 16 Dec 2009 11:59:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-de-l-influence-des-cliches-sur-la-politique-economique-41265106.html</guid>
                <category>Analyses</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-de-l-influence-des-cliches-sur-la-politique-economique-41265106-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le travail est-il un coût ?]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-le-travail-est-il-un-cout--40389267.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <img class="CtreTexte" src="http://idata.over-blog.com/0/49/84/93/Cout_Emploi.gif" height="309" width="300">
  </div><br>
  Soit, d'un côté, le nombre d'offres d'emploi. Il est actuellement au plus bas : <b>Pôle emploi ne recensait que 135 000 offres pour tout le territoire en novembre dernier</b>, selon Actuchomage (et
  encore s'agissait-il aux trois quarts d'emplois précaires). Soit, de l'autre côté, le nombre de chômeurs. Il croît lui de manière constante et rapide : <b>les chiffres livrés par l'Insee pour le
  mois d'octobre mentionnent 2 627 300 inscrits en catégorie A</b>, c'est-à-dire sans aucune activité. Ils sont même 3 788 200 si l'on y ajoute les inscrits en catégories B et C (qui exercent une
  activité à temps partiel). Ces chiffres ne doivent cependant être perçus que comme des indicateurs, et certainement pas comme le reflet exact de la réalité : le sous-emploi en France déborde
  largement des statistiques officielles de l'Insee et, à l'inverse, de nombreuses offres d'embauche ne sont pas référencées par Pôle emploi.<br>
  <br>
  Mais même imparfaits, ces indicateurs témoignent d'un fossé de plus en plus large entre offre et demande d'emplois, qui rend les recettes habituelles de lutte contre le chômage inopérantes : <b>à
  quoi bon créer des structures d'insertion, faire de l'accompagnement ou du coaching, s'il n'y a pas de places pour tout le monde ?</b><br>
  <br>
  <b>Pour rétablir un solde plus équilibré, c'est sans doute du côté de la création nette d'emplois que les efforts seraient le plus profitables.</b> Une politique publique peut-elle se fixer pour
  objectif de créer des emplois pérennes, par exemple dans le domaine associatif et, plus globalement, celui de l'économie sociale et solidaire ? Dans l'histoire récente, cet effort n'a été consenti
  dans notre pays que pour répondre à certaines situations très spécifiques, par exemple l'emploi de personnes en situation de handicap lourd. C'est dans ce cadre, par exemple, que sont financés les
  Etablissements et services d'aide par le travail (appelés auparavant "centres d'aide par le travail").<br>
  <br>
  Outre des questions d'ordre idéologique, <b>ce sont notamment des questions de coût qui sont avancées pour justifier la frilosité de la puissance publique en matière de création d'emploi</b>. En
  témoigne, a contrario, l'objectif purement économique de ne remplacer en moyenne qu'un fonctionnaire sur deux dans le cadre des départs en retraite.<br>
  <br>
  Mais la création d'emploi est-elle si coûteuse que ça ? Il serait intéressant, pour répondre à cette question, de s'inspirer des travaux conduits dans le domaine de la santé par Philippe Aghion,
  professeur d'économie à Harvard, et Fabrice Murtin, économiste à l'OCDE.<br>
  <br>
  Ces deux chercheurs ont réalisé une étude qui tord le cou à l'idée selon laquelle les dépenses de santé, et notamment le fameux "trou de la Sécu", représentent pour les finances publiques un
  fardeau insupportable, qu'il faut alléger à tout prix. En effet, estiment Aghion et Murtin dans une tribune parue dans "Les Echos", "nous avons démontré empiriquement qu'un niveau élevé d'espérance
  de vie génère un surcroît de PIB par habitant". Ainsi, <b>une population qui vit longtemps et en bonne santé est plus intéressante économiquement qu'une population malade qui meurt tôt</b>. A
  priori cela semble évident, mais encore fallait-il l'établir. "La santé n'est pas un coût", martèlent ainsi les deux économistes. "<br>
  <br>
  Et la création d'emploi ?", serait-on tenté de demander. Prélèvements sociaux (charges patronales et salariales), impôts directs et indirects, représentent évidemment des recettes d'autant plus
  importantes que le taux de chômage est faible. A l'inverse, le non-emploi génère lui d'importantes dépenses. On pense bien sûr aux allocations et minima sociaux, mais il faudrait aussi prendre en
  compte les coûts cachés du chômage, liés aux effets négatifs de la privation d'emploi en termes de stabilité sociale, de sécurité, de santé publique, etc. Sans compter que dans le même temps, des
  sommes énormes sont dépensées dans des dispositifs à l'efficacité très contestée : en 2008, les réductions de charges sur les bas salaires ont à elles seules représenté 30 milliards d'euros.<br>
  <br>
  <b>Le travail est-il un coût, et ce coût est-il supérieur à celui du non-emploi et des "rustines" créées pour y faire face ?</b> On attend qu'une étude réponde à cette question dans toute sa
  globalité.<br>
  <br>
  Cet article a été également publié sur <a title="lire l'article sur Agoravox" href="http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-travail-est-il-un-cout-65945" target=
  "_blank">Agoravox.fr</a>]]></description>
        <pubDate>Tue, 01 Dec 2009 17:39:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-le-travail-est-il-un-cout--40389267.html</guid>
                <category>Analyses</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-le-travail-est-il-un-cout--40389267-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Chômage et croissance ? Une simple question de point de vue !]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-36373220.html</link>        <description><![CDATA[<img src="http://idata.over-blog.com/0/49/84/93/chomeurs_PIB.gif" class="CtreTexte" height="274" width="500"><br>
  <br>
  Face à la crise actuelle, l'objectif premier de la politique conduite par le gouvernement peut se résumer en une phrase : rétablir la croissance. <span style="text-decoration: underline;">Le retour
  de la croissance, suppose-t-on, permettra de réduire le chômage, d'améliorer le pouvoir d'achat, bref, de favoriser le bien-être général</span>.<br>
  <br>
  Mais&nbsp; la croissance est-elle le bon indicateur pour mesurer l'état de prospérité d'une population donnée ? Telle qu'elle est calculée actuellement, sur la seule base du produit intérieur brut,
  la réponse est clairement non. C'est ce que confirme en tout cas une étude dont les résultats ont été publiés par l'hebdomadaire <a href=
  "http://www.lexpress.fr/region/en-france-le-bonheur-est-dans-le-limousin_787995.html" target="_blank">L'Express</a>.<br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">Cette étude a établi un classement des régions françaises à partir d'un indicateur appelé "indicateur de santé sociale".<br></span> Outre la seule création
  de richesse, cet indice prend en compte le taux de chômage, la sécurité, l'espérance de vie, le lien social, etc. Et selon cet indice, la région qui arrive en tête du palmarès est... le Limousin.
  <span style="text-decoration: underline;">L'Ile-de-France de son côté, première en termes de création de richesse, pointe elle à la 17e place.</span><br>
  <br>
  Si l'on considère que les effets les plus durs de la crise se manifestent par le "mal-être" des personnes qui y sont confrontées, <span style="text-decoration: underline;">il y a un côté absurde à
  vouloir y répondre en privilégiant un indicateur (la croissance du PIB) aussi inexact en termes de "santé sociale"</span>.<br>
  <br>
  Quelles sont les conséquences de ce constat sur la lutte contre le chômage ? Dans l'optique actuelle (où la mesure de la croissance se limite à celle du seul PIB), la création d'emplois est, dans
  le meilleur des cas, une conséquence de la croissance. Si la croissance était mesurée, par exemple, sur la base de cet "indicateur de santé sociale", l'emploi deviendrait un facteur créateur de
  croissance. Ce qui n'est pas du tout la même chose. <span style="text-decoration: underline;">Dans un cas, l'emploi devient une finalité de la politique économique ; dans l'autre, il en demeure un
  vague effet secondaire.</span><br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">Or le fait de retenir un indicateur plutôt qu'un autre ne relève en rien d'une vérité objective à laquelle se conformer, mais bien d'un choix subjectif qui
  peut tout à fait être remis en cause...</span> C'est d'ailleurs le sens des travaux conduits, à la demande du gouvernement, par la "commission sur la mesure de la performance économique et du
  progrès social", qui vient de rendre son rapport. La promesse d'un changement d'ère ?]]></description>
        <pubDate>Tue, 22 Sep 2009 10:49:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-36373220.html</guid>
                <category>Analyses</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-36373220-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Investissement ou consommation : le but de la relance, c'est l'emploi]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-35826410.html</link>        <description><![CDATA[Dans un <a href="http://lipietz.net/spip.php?article2367">article paru en début d'année sur son blog</a>, Alain Lipietz livre au détour d'une phrase son interprétation de la crise que nous
  traversons : <span style="text-decoration: underline;">"(...) la crise actuelle, (...) du point de vue strictement économique, est une crise de surproduction/sous-consommation due à la faible part
  des salaires dans la valeur ajoutée".<br></span><br>
  Evidemment, cette analyse n'engage que son auteur et pourrait sans doute être qualifiée de réductrice, mais elle a le mérite de la clarté et résume avec efficacité un aspect central du problème.
  Ainsi, <span style="text-decoration: underline;">aux Etats-Unis, les inégalités de revenus avaient atteint un niveau record juste avant l'éclatement de la crise</span> et les salaires témoignaient
  d'une inquiétante stagnation voire, pour les plus bas salaires, d'une forte baisse en termes de revenus réels. Et en France, la question de la répartition des richesses et du niveau des salaires
  est un débat récurrent, nourri par des constats inquiétants comme celui de l'apparition d'une vaste population de "travailleurs pauvres".<br>
  <br>
  A défaut de revenus d'activités suffisants, le seul moyen de maintenir un niveau de consommation élevé est alors de recourir à l'endettement (voire au surendettement) avec les conséquences que l'on
  sait : éclatement de bulles spéculatives assises sur des créances insolvables et implosion du système bancaire.<br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">La manne du crédit s'étant tarie, la "faible part des salaires dans la valeur ajoutée" entraîne une "sous-consommation" qui prolonge la crise en une longue
  récession.</span><br>
  <br>
  Bien que rapide, cette analyse impose de se poser une question : comment, dans ce contexte, une politique de "relance par l'investissement" peut-elle avoir une chance de réussir ? Car <span style=
  "text-decoration: underline;">une entreprise n'investit pas pour le plaisir de dépenser l'argent dont elle dispose (ou que l'on met à sa disposition)</span>. Elle investit lorsqu'elle considère que
  le marché présente des débouchés suffisants pour cela, avec des perspectives de retours attractives. Ce qui n'est pas le cas en période de "sous-consommation"...<br>
  <br>
  Pourtant, c'est bien ce modèle de "relance par l'investissement" qui a été retenu par le gouvernement. Avec pour l'instant un bilan peu glorieux, où l<span style="text-decoration: underline;">a
  pente du taux de chômage suit celle du déficit public, l'un et l'autre fermement orientés à la hausse</span>.<br>
  <br>
  L'opposition de gauche, dans le même temps, plaidait elle pour une relance par la consommation. Cette option aurait-elle été plus efficace ? Il est évidemment difficile de répondre à cette
  question, sauf à jouer le jeu de la "politique-fiction". De nombreux analystes estiment cependant que le bilan en aurait été décevant : la forte part des produits d'importation dans la consommation
  nationale fait que les bénéfices d'une telle relance auraient été assez faibles pour les entreprises françaises, du moins pas à la hauteur des sommes dépensées.<br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">Ces deux orientations (investissement et consommation) ont en fait toutes les deux le même défaut : elles tournent autour du pot.</span> Car à terme,
  l'objectif de ces deux types de relance est le même : améliorer le contexte économique pour que les entreprises recommencent à créer de l'emploi !<br>
  <br>
  Mais au lieu de s'attaquer au problème frontalement, elles préfèrent passer par des chemins détournés, tortueux, qui finalement ne mènent nulle part. Pourtant, il est bien évident que socialement,
  la création d'emplois doit être la priorité. Tout comme il est évident qu'un chômage de masse, tel qu'on le connaît actuellement, constitue un poids qui pèse lourdement sur les perspectives de
  redécollage de l'économie. <span style="text-decoration: underline;">Atonie du pouvoir d'achat, déséquilibre des comptes sociaux, baisse de la fiscalité : le chômage, c'est tout ça à la
  fois</span>.<br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">Qu'attend-on alors pour mettre les moyens directement là où on est sûrs qu'ils seront utiles, c'est-à-dire dans la création d'emplois ?</span> C'est
  pourtant quelque chose que l'on sait faire, comme le prouvent les nombreuses expériences menées en matière d'emplois aidés, emplois qui très souvent ont fait la preuve de leur utilité sociale. Ces
  emplois souffrent cependant de plusieurs limites : temps partiel, faible rémunération, durée déterminée. Mais il n'est pas trop tard pour mieux faire.]]></description>
        <pubDate>Tue, 08 Sep 2009 14:35:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-35826410.html</guid>
                <category>Analyses</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-35826410-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Plus de chômeurs à temps partiel : le second "effet RSA" ?]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-34321584.html</link>        <description><![CDATA[<img src="http://idata.over-blog.com/0/49/84/93//Critique_RSA.gif" class="CtreTexte" height="297" width="400"><b>Les chiffres officiels du chômage établis au titre du mois de juin 2009 font
  apparaître une baisse inattendue du nombre des inscrits à Pôle Emploi en catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité professionnelle et disponibles de suite. Par contre, le nombre des inscrits
  en catégorie B et C est lui en hausse. Un prélude de "l'effet RSA" ?</b><br>
  <br>
  La baisse est légère, mais c'est tout de même une baisse : <span style="text-decoration: underline;">au mois de juin 2009, le nombre des inscrits à Pôle Emploi en catégorie A (c'est-à-dire les
  demandeurs d'emploi n'ayant aucune activité professionnelle et disponibles sans délai pour travailler) était en repli de 0,7%</span>. Un chiffre pour le moins surprenant, alors même que la crise
  économique est encore bien présente, et ses effets sur l'emploi avec elle.<br>
  <br>
  Toutefois, si le nombre d'inscrits en catégorie A est le seul à être pris en compte pour établir le taux de chômage "officiel", il ne saurait faire oublier que <span style=
  "text-decoration: underline;">Pôle Emploi recense également cinq autres catégories de chômeurs. Dont les effectifs sont eux en hausse.</span><br>
  <br>
  C'est notamment le cas des catégories B et C. Celles-ci englobent les demandeurs d'emploi qui exercent une activité à temps partiel de moins de 78 heures par mois pour les premiers (catégorie B) ou
  de plus de 78 heures par mois pour les seconds (catégorie C). Au total, les inscrits dans ces deux catégories étaient à la fin du mois de juin 27 800 de plus qu'à la fin du mois de mai. Ceci alors
  même que les activités saisonnières d'été n'impactent pas encore les statistiques, car devenant significatives sur les mois de juillet-août.<br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">Un peu moins de chômeurs "à temps plein" et plus de chômeurs "à temps partiel" : telle pourrait être la synthèse des chiffres du chômage pour le mois de
  juin. Or curieusement, il se trouve que c'est aussi en juin qu'a été généralisé le revenu de solidarité active (RSA).</span> Coïncidence ? Sans doute, car un rapport de cause à effet pourrait
  difficilement être suspecté sur un laps de temps aussi court : on sait que les effets des politiques économiques sur l'emploi se manifestent sur des échéances beaucoup plus longues. De plus les
  premiers paiements effectués au titre du RSA l'ont été en juillet, et on sait par ailleurs que le raz-de-marée d'inscription qui était attendu du côté des "travailleurs pauvres" n'a pas eu
  lieu...<br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">Toutefois, on ne peut que constater qu'en apportant un complément de revenu aux personnes en situation d'emploi précaire (dont beaucoup travaillent à temps
  partiel), le RSA s'inscrit pleinement dans l'ère du temps</span> : le travail est de plus en plus émietté, et il convient donc d'imaginer des dispositifs pour pallier aux effets de cette situation,
  à savoir l'accroissement de la pauvreté.<br>
  <br>
  S'il devait conforter cette tendance, le RSA pourrait-il être considéré comme un outil efficace de lutte contre le chômage ? Rien n'est moins sûr. Sauf à se satisfaire d'une baisse de la seule
  catégorie A...<br>]]></description>
        <pubDate>Tue, 28 Jul 2009 14:11:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-34321584.html</guid>
                <category>Analyses</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-34321584-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le plein emploi sans croissance ?]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-33272020.html</link>        <description><![CDATA[Nous ne manquons pas sur ce blog une seule occasion de dénoncer le dogme selon lequel la "croissance" serait le préalable indispensable à toute reprise de l'emploi. C'est cette fois d'outre-Manche
  que nous arrive un nouvel argument, avec la publication d'un <span style="text-decoration: underline;">rapport au titre évocateur : "La prospérité sans la croissance"</span>. Or son auteur n'a rien
  d'un altermondialiste illuminé, puisque ledit rapport émane du très officiel commissariat britannique au développement durable.<br>
  <br>
  La notion de développement durable ne se résume pas aux seuls aspects environnementaux : pour être "durable", le développement doit aussi intégrer les enjeux économiques et sociaux. Et donc la
  question de l'emploi. Or si l'on admet que la croissance est néfaste pour la préservation des ressources naturelles (on le voit bien, par exemple, avec l'épuisement des réserves pétrolières),
  <span style="text-decoration: underline;">le développement durable se doit d'imaginer des modèles qui garantissent et dynamisent l'emploi tout en se passant de la croissance telle que nous
  l'entendons par sa définition courante.</span><br>
  <br>
  <span style="text-decoration: underline;">Comment le développement durable peut-il satisfaire ces enjeux réputés contradictoires ?</span> La piste évoquée par ce rapport est celle de la réduction
  du temps de travail. A noter que cette piste est en effet privilégiée par certains économistes, comme Pierre Larrouturou, auteur du livre récemment sorti "Crise, la solution interdite" (lire la
  <a href="http://www.marianne2.fr/Face-a-la-crise-la-semaine-de-quatre-jours_a179579.html" target="_blank">présentation du livre</a> sur le site Marianne2).<br>
  <br>
  D'autres économistes, comme <a href="http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2009/05/20/la-prosperite-sans-la-croissance-vivre-mieux-avec-moins-ou-avec-plus/" target="_blank">Jean
  Gadrey</a>, considèrent que la solution passe notamment par le <span style="text-decoration: underline;">développement de nombreux emplois de proximité à forte plus-value sociale</span>.<br>
  <br>
  Dans tous les cas, ces différentes contributions partent du constat suivant :<br>
  a) l'histoire récente de nos sociétés montre que la croissance ne permet pas de garantir le plein-emploi (la crise économique actuelle illustre même la fragilité de ce modèle)<br>
  b) les enjeux environnementaux ne nous permettent pas de rêver d'une croissance économique soutenue et éternelle.<br>
  <br>
  Pourtant, nos politiques restent attachés à leurs vieilles lunes et, à défaut de croissance, se contentent d'objectifs modestes, comme "<a href=
  "http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-31605164.html">ralentir l'accélération de la hausse du chômage</a>". Le contexte serait pourtant hautement favorable à des expérimentations plus
  ambitieuses. Qu'attendons-nous ?<br>]]></description>
        <pubDate>Tue, 30 Jun 2009 11:19:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-33272020.html</guid>
                <category>Analyses</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-33272020-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[On recherche "offre raisonnable d'emploi"]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-33005845.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/49/84/93/ORE.gif" class="CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto" height="288" width="400">
  </div><br>
  Environ neuf mois après la promulgation de la loi sur les droits et devoirs des chômeurs, <span style="text-decoration: underline;">qui se souvient encore de l'obligation d'accepter toute "offre
  raisonnable d'emploi"</span> ? Pour rappel, ce texte a défini des critères précis (rémunération, éloignement) permettant de considérer qu'une offre d'emploi est "raisonnable". Et si un chômeur
  refuse deux offres "raisonnables", c'est la radiation.<br>
  <br>
  En <a href="http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-21328019.html">juillet dernier</a>, nous avions souligné le caractère ridicule de cette disposition : comme si les demandeurs d'emploi
  avaient besoin d'être menacés pour accepter une offre, et a fortiori une offre "raisonnable" !<br>
  <br>
  Neuf mois après l'entrée en vigueur de la loi, faisons le bilan : quelqu'un connaît-il une seule personne ayant été radiée pour ce motif ? Un permanent du <a href="http://www.mncp.fr/">MNCP</a>
  nous disait récemment que <span style="text-decoration: underline;">sur toute la France, seulement quatre radiations de cette nature avaient été effectuées</span>. Autant dire une goutte d'eau au
  regard des radiations réalisées pour non-présentation à un entretien ou défaut d'actualisation de situation...<br>
  <br>
  Ce constat est riche d'enseignements. La loi induisait que les "offres d'emploi raisonnables" étaient nombreuses et que beaucoup de chômeurs préféraient les refuser (sinon pourquoi légiférer sur ce
  sujet ?). On voit bien aujourd'hui que ce présupposé était faux : <span style="text-decoration: underline;">les chômeurs veulent travailler, mais il n'y a tout simplement pas "d'offre raisonnable"
  à leur proposer</span>.<br>
  <br>
  Certains souligneront qu'entre l'adoption de la loi et la situation actuelle, la crise est passée par là et a grandement changé la donne. Ce n'est pas tout à fait exact : la faillite de Lehman
  Brothers a eu lieu le 15 septembre 2008 (donc avant la promulgation de la loi) et "la Crise" faisait&nbsp; depuis plusieurs semaines la Une des journaux. Certes il était difficile à l'époque de
  prévoir l'ampleur exacte de ses répercussions sur l'emploi, mais on peut tout de même espérer que certains haut fonctionnaires avaient vaguement anticipé qu'elle aurait quelques répercussions dans
  ce domaine. Ou alors il est urgent de faire un audit sur le niveau des formations dispensées à l'ENA et à Science-po.<br>
  <br>
  Si le gouvernement avait supposé que la crise puisse invalider l'intérêt de cette loi, il aurait pu facilement en différer l'application. Ce d'autant plus que son entrée en vigueur était
  initialement prévue au 1er janvier 2009. Or que s'est-il passé ? Laurent Wauquiez, dans une interview parue le 10 septembre dans <em>La Tribune</em>, indiquait que finalement le décret
  d'application paraîtrait "fin septembre". <span style="text-decoration: underline;">Crise ou pas crise, il était d'urgent de pousser ces fainéants de chômeurs à se mettre au travail</span>.
  Raté.<br>]]></description>
        <pubDate>Tue, 23 Jun 2009 16:07:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-33005845.html</guid>
                <category>Analyses</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-33005845-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le gouvernement espère "ralentir l'accélération de la hausse" du chômage]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-31605164.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Apparemment, "l'appel du 2 mai" (voir ci-dessous) n'a pas été entendu par le gouvernement. <span style="text-decoration: underline;">La crise actuelle pourrait-elle fournir l'occasion d'une
    remise à plat de la politique de l'emploi ?</span> De nombreux responsables politiques, associatifs et syndicaux le pensent. Avec, évidemment, l'objectif d'une réduction importante du chômage en
    France.
  </p>
  <p>
    Mais dans la tourmente, le gouvernement affiche lui une ambition plus mesurée : <span style="text-decoration: underline;">"Essayer d'obtenir qu'à partir de la rentrée de septembre, l'accélération
    de la hausse du chômage se ralentisse."</span>
  </p>
  <p>
    Ces propos sublimes, rapportés par <a href="http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/05/14/01011-20090514FILWWW00327-wauquiez-donne-1120-a-pole-emploi.php" target="_blank">lefigaro.fr</a>, sont le
    fait du Premier ministre, François Fillon, et ont été repris sans honte ni malaise par Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'emploi.
  </p>
  <p>
    Derrière son caractère alambiqué, c'est par son sous-entendu que cette phrase est la plus éclairante : elle induit qu'une fois de plus, <span style="text-decoration: underline;">les responsables
    en charge de la politique nationale avouent leur impuissance</span>. Oui, il savent bien que la hausse du chômage est en "accélération", mais dans le meilleur des cas, ils ne pourront que
    "ralentir" celle-ci. Et encore, pas avant "la rentrée de septembre". Pour une possible baisse, le même Laurent Wauquiez estime que ce ne sera "pas avant 2010". C'est-à-dire, nouveau sous-entendu,
    pas avant le retour de la sainte croissance économique, sans laquelle aucune issue n'est envisageable.
  </p>
  <p>
    <span style="text-decoration: underline;">Le dogme selon lequel la croissance serait la condition à la fois nécessaire et suffisante à la baisse du chômage est pourtant largement battu en
    brèche</span> par de nombreux économistes. Nos hommes politiques continuent pourtant de lui vouer une foi de charbonnier.
  </p>
  <p>
    Sortir de ce dogme est indispensable à la mise en oeuvre de toute nouvelle politique de l'emploi. Tant qu'il restera ancré dans les croyances de nos dirigeants, aucun réel progrès ne sera
    possible... sauf à considérer que le "ralentissement de l'accélération de la hausse" constitue un objectif suffisant et adapté à la situation des personnes privées d'emploi.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 19 May 2009 11:00:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-31605164.html</guid>
                <category>Analyses</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-31605164-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Appel du 2 mai pour des "états généraux de l'emploi"]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-31364078.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    C'est peut-être la conséquence positive de la crise : alors que l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) annonce le chiffre faramineux de 800 000 chômeurs de plus en France
    d'ici fin 2010, <span style="text-decoration: underline;">la question de l'emploi devient incontournable</span>. Au point même de transcender les clivages. En témoigne la diversité des
    signataires de "l'appel du 2 mai pour des états généraux de l'emploi" : on y trouve des personnalités politiques de bords très différents (du Modem au courant altermondialiste représenté en
    l'occurrence par José Bové), des économistes et chercheurs de spécialités diverses, des responsables syndicaux et militants associatifs, dont <span style="text-decoration: underline;">des
    représentants de mouvements de chômeurs et précaires</span>.
  </p>
  <p>
    Initié par le collectif <a href="http://www.nouvelledonne.fr/" target="_blank">"Nouvelle donne"</a>, cet appel a pour but de susciter l'organisation d'une consultation et d'une réflexion inédite
    sur l'emploi, avec un objectif clair : <span style="text-decoration: underline;">"construire un nouveau contrat social qui permette de diviser par deux le chômage et la précarité".</span>
  </p>
  <p>
    Pour y parvenir, ce collectif présente par ailleurs ses propres propositions, qui reprennent les travaux de l'économiste Pierre Larrouturou, chantre de la semaine de 4 jours. Le but de l'appel ne
    se résume pas cependant à mettre en débat cette seule idée, mais bien à ouvrir la discussion sur les moyens à mettre en oeuvre pour enfin <span style="text-decoration: underline;">"prendre le
    taureau par les cornes" (ce sont les termes de l'appel) et imaginer de nouvelles solutions qui bousculent les dogmes établis.</span>
  </p>
  <p>
    Sur ce point, le constat dressé par le collectif évoque notamment la fausse excuse d'une mondialisation à la fois inéluctable et destructrice d'emplois, réfute l'idée que la solution puisse
    résider dans le retour de la croissance et affirme que, loin d'en être seulement une conséquence, le chômage et le sous-emploi sont au contraire une cause directe de la crise actuelle.&nbsp;
  </p>
  <p>
    Les lecteurs réguliers de ce blog ne manqueront pas de relever ici une convergence avec les idées qui y sont développées !
  </p>
  <p>
    Quant à nos propositions, elles vont même plus loin puisqu'elles affirment la possibilité d'organiser en France un véritable <a href=
    "http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-27264159.html">droit à l'emploi garanti</a>, afin de mettre fin au scandale du chômage de longue durée. Mais <span style=
    "text-decoration: underline;">quelle que soit la solution imaginée, elle passe nécessairement par l'ouverture d'un vrai débat sur le sujet, qui ose enfin dépasser les idées reçues</span>. C'est
    précisément le but de cet appel, que nous relayons ici.
  </p><br>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a href="http://appeldu2mai.fr" target="_blank">Appel du 2 mai</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 13 May 2009 12:18:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-31364078.html</guid>
                <category>Analyses</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-31364078-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[A quand la "fête de l'emploi" ?]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-30771366.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/49/84/93/medias.gif" class="CtreTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 0px auto" height="229" width="400">
  </p>
  <p>
    En tête de cortège, vendredi 1er mai, se trouveront certainement les salariés de Caterpillar ou Continental. Les grands leaders syndicaux seront à leurs côtés, vent debout contre les
    délocalisations et fermetures d'usine réalisées au bénéfice des actionnaires sans même que la survie de l'entreprise (ni d'ailleurs ses profits) ne soit menacée.
  </p>
  <p>
    Bien sûr, de telles fermetures sont inacceptables. Bien sûr, la destruction d'emplois industriels, lorsqu'elle fait écho à des préoccupations boursières qui méprisent la "valeur travail", est
    insupportable.
  </p>
  <p>
    Mais <span style="text-decoration: underline;">ces plans sociaux spectaculaires, qui "bénéficient" des faveurs des médias, demeurent l'arbre qui cache la forêt</span>. De l'aveu même de Geoffroy
    Roux de Bézieux, président de l'Unedic interviewé sur <a href="http://www.rtl.fr/fiche/4584644/geoffroy-roux-de-bezieux-on-peut-encore-trouver-un-boulot-en-france.html" target="_blank">RTL</a>,
    "les licenciements économiques qui font la Une de l'actualité, c'est à peu près 10% des chômeurs [nouvellement inscrits à Pôle emploi]." Les autres ? "Ce sont les fins de CDD, les fins d'intérim,
    les jeunes."
  </p>
  <p>
    Bref, <span style="text-decoration: underline;">tous ceux dont on ne parle (presque) jamais, et qui le plus souvent n'apparaissent même pas dans les statistiques</span>&nbsp; car, d'un petit
    boulot à l'autre, travaillent "trop" pour apparaître dans la catégorie A des demandeurs d'emploi, c'est-à-dire la seule à être prise en compte dans les chiffres officiels.
  </p>
  <p>
    Ainsi, notre organisation syndicale et sociale, et par conséquent <span style="text-decoration: underline;">le discours médiatique, accordent beaucoup plus d'importance à ceux qui perdent leur
    emploi qu'à ceux qui n'en trouvent jamais</span>. Il serait bien sûr ridicule, et totalement hors de propos, de dresser les uns contre les autres. Un simple glissement sémantique suffirait
    d'ailleurs à englober ces situations diverses : au lieu de "protection de l'emploi", parlons de "droit à l'emploi"... <span style="text-decoration: underline;">au lieu de "fête du travail" (terme
    qui par essence s'adresse à ceux qui ont un travail), parlons de "fête de l'emploi" !</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 28 Apr 2009 10:29:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-30771366.html</guid>
                <category>Analyses</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-30771366-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>
</rss>