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    <title><![CDATA[Ch&ocirc;meurs, rassemblons-nous ! (Vécu)]]></title>
    <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/categorie-972926.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Vécu&quot; du blog &quot;Ch&amp;ocirc;meurs, rassemblons-nous !&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Tue, 22 Jun 2010 15:08:13 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 22 Jun 2010 15:08:13 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.chomeurs-rassemblons-nous.net</copyright>            <category>Vécu</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Chronique d'une inscription à Pôle Emploi]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-chronique-d-un-inscription-a-pole-emploi-49351281.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <strong>C’est une sorte de parcours du combattant. Un défi que doit relever tout nouveau demandeur d’emploi et qui pourrait être libellé en ces termes: "Votre mission, si toutefois vous
    l’acceptez, est de faire valoir vos droits auprès du service public de l’emploi."</strong>
  </p>
  <p>
    Après avoir passé son premier coup de fil à Pôle Emploi, en janvier dernier, Magali était confiante: <em>"Le conseiller que j’ai eu au téléphone était clair, d’un contact agréable."</em> Elle
    attend donc quelques jours la convocation promise pour le rendez-vous d’inscription. Puis, ne voyant rien venir, rappelle: <em>"Ah non, votre demande n’a pas été enregistrée"</em>, lui dit la
    voix au téléphone. <em>"Mais cette fois c’est bon"</em>, assure-t-elle ensuite. Pourquoi un deuxième appel a-t-il été nécessaire? Mystère…
  </p>
  <p>
    Toujours est-il que la convocation arrive en effet, quelques jours plus tard. Premier rendez-vous. Magali explique son projet: après plusieurs expériences dans le domaine canin, elle souhaite
    faire une formation dans le but de créer un élevage. La conseillère est enthousiaste, mais son apport est faible: elle ignore tout de cette filière, s’étonne même que des formations existent, et
    peine à trouver dans quelle case intégrer Magali. Faute de mieux, ce sera "vendeuse en animalerie".
  </p>
  <p>
    Reste la question du calcul des droits. Sur ce point, une rapide recherche informe la conseillère que Magali a déjà été inscrite comme demandeuse d’emploi, il y a presque dix ans, et qu’à
    l’époque sa situation avait donné lieu à un refus d’indemnité. Ce qui apparemment la tracasse. <em>"Mais ma situation est très différente aujourd’hui"</em>, argumente Magali. Toujours est-il que
    la conseillère s’isole pour s’entretenir avec une collègue. Elle revient quelques instants plus tard, et précise que Magali recevra une notification par courrier. <em>"Mais vous pensez que j’ai
    droit à quelque chose?"</em>&nbsp; <em>"Je ne peux pas vous dire…"</em>
  </p>
  <p>
    Quelques jours plus tard, Magali reçoit un courrier l’informant que sa demande d’indemnisation au titre de l’allocation chômage est rejetée, sans précision. Nouveau coup de fil à Pôle Emploi: on
    lui apprend que ce courrier a été envoyé automatiquement suite au premier rejet de sa demande (celui d’il y a dix ans...). <em>"Il ne faut pas en tenir compte, la vraie notification arrivera sous
    quinze jours."</em><br>
    Effectivement, deux semaines plus tard arrive un second courrier. Qui indique lui que des droits ont bien été ouverts, et que Magali pourra bien percevoir l’indemnité. Ouf!
  </p>
  <p>
    Rassurée, elle poursuit ses démarches pour commencer sa formation. Problème: cette formation est-elle reconnue? Et lui permet-elle d’être exonérée de l’obligation d’effectuer une "recherche
    active d’emploi"? Un second rendez-vous s’impose.
  </p>
  <p>
    Nouveau coup de fil, nouvelle convocation et nouveau rendez-vous, avec un nouveau conseiller. Qui contacte en direct l’organisme de formation. Et cette fois les nouvelles sont franchement
    encourageantes: non seulement la formation peut être prise en compte, mais en plus elle permet de bénéficier d’un complément d’allocation. Bon, une panne informatique empêche le conseiller de
    vérifier tout ça formellement, mais il est sûr de ses dires. Magali peut s’inscrire en confiance, demander un justificatif de formation et revenir à Pôle Emploi faire valoir ses droits.
  </p>
  <p>
    Ce troisième rendez-vous intervient une quinzaine de jours plus tard. Elle se présente avec les documents qui attestent son entrée en formation. Mais cette fois l’ambiance est exécrable à
    l’antenne de Pôle Emploi. Une conseillère est absente et n’a prévenu personne (c’est justement celle avec qui Magali a rendez-vous). Toutefois, les rendez-vous seront assurés, pour peu que chacun
    veuille bien s’armer de patience.
  </p>
  <p>
    Magali attend environ trois quarts d’heure. Durant ce laps de temps, elle est témoin de deux altercations. Une première parce qu’un demandeur est arrivé à son rendez-vous avec dix minutes de
    retard. Son conseiller, qui lui était à l’heure, ne peut plus le recevoir. L’homme explique qu’il vient de loin, qu’il a préparé ce rendez-vous de longue date, mais se heurte à un refus
    inflexible. Il s’énerve, interpelle bruyamment les conseillers présents, et obtient finalement gain de cause.
  </p>
  <p>
    La deuxième altercation concerne une femme qui peine à faire avancer son dossier. Apparemment il manque encore un papier pour que tout soit en ordre, et on lui demande donc de revenir avec ledit
    document. Mais elle ne l’entend pas de cette oreille et, manifestement ulcérée par la complexité des démarches, fait scandale. Curieusement, son esclandre s’avère payant et elle repart avec
    l’attestation qu’elle était venue chercher. Comme quoi ce n’était pas si impossible que ça de la lui donner. Mais durant cette matinée où tout le monde est à cran, l’incohérence semble la règle.
  </p>
  <p>
    Magali est enfin reçue. Elle remet son attestation de formation à la conseillère qui lui fait face. Cette fois l’informatique fonctionne, et la conseillère peut donc lui préciser que ce qu’on lui
    a dit lors de son rendez-vous précédent est… faux. <em>"Votre formation est à temps partiel, donc ça ne marche pas."</em> Pas d’indemnité bonifiée, et pas non plus d’exonération de recherche.
    Toutefois, comme Magali n’est pas disponible pour un poste à temps plein (elle a quand même le droit de faire sa formation) elle n’est pas inscrite en catégorie A. Ce qui est toujours bon à
    prendre: traditionnellement, seule cette catégorie, qui regroupe les "chômeurs à plein temps", est prise en compte par les statistiques officielles.
  </p>
  <p>
    Evidemment Magali est déçue. Mais la conseillère tient à faire son boulot jusqu’au bout: il ne sera pas dit qu’elle terminera ce rendez-vous sans avoir fait une proposition positive! <em>"Vous
    faites du sport?"</em> demande-t-elle de but en blanc. Surprise par la question, Magali ne sait que répondre:
  </p>
  <p>
    "Euh, je fais de la marche régulièrement.<br>
    - Si ça vous intéresse, j’ai là une offre de conseiller clientèle dans un magasin d’articles de sport.<br>
    - Mais enfin, ça n’a rien à voir avec mes qualifications et mes expériences !"
  </p>
  <p>
    &nbsp;La proposition fait flop, et la conseillère en reste là. Magali s’est déplacée à peu près pour rien. Ce qui est à l’avenant de ces différents échanges dont le bilan n’est pas brillant,
    voire franchement négatif puisque Magali s’est inscrite à sa formation en pensant que cela lui donnerait des droits auxquels elle ne peut, au final, pas prétendre…
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 27 Apr 2010 12:03:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-chronique-d-un-inscription-a-pole-emploi-49351281.html</guid>
                <category>Vécu</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-chronique-d-un-inscription-a-pole-emploi-49351281-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[RSA amputé pour non-versement d'une pension par les parents]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-rsa-ampute-pour-non-versement-d-une-pension-par-les-parents-45501528.html</link>        <description><![CDATA[<b>Dans la lignée des articles précédents, qui témoignent des insuffisances du RSA en termes de lutte contre la précarité, nous relayons ici un témoignage rapporté par le site <a href=
  "http://www.actuchomage.org/2010020110521/Mobilisations-luttes-et-solidarites/flicage-social-et-rsa-les-parents-dun-beneficiaire-vont-devoir-banquer.html" target="_blank">actuchomage.org</a>. Il
  relate l'expérience vécue par un jeune homme de la Loire dont le RSA a été amputé de 87 euros, au motif qu'il refuse de demander à ses parents le versements d'une pension alimentaire.</b><br>
  <br>
  Sans emploi, Antoine*, jeune homme habitant la Loire, perçoit le RSA depuis son entrée en vigueur en juin 2009. Début février, un courrier du conseil général lui apprend que ce revenu serait
  désormais amputé de 87 euros par mois. <span style="text-decoration: underline;">Motif: Antoine n'a pas entamé de démarche pour obtenir le versement d'une pension alimentaire par ses
  parents</span>.<br>
  <br>
  Cette demande apparaît en effet clairement dans le formulaire de demande du RSA, ce qui d'ailleurs avait fait grand bruit lors de sa généralisation. Le tollé avait entraîné une réponse gênée de
  Martin Hirsch, qui avait alors indiqué que ledit formulaire serait revu pour être moins exigeant sur ce point. Ce n'est que partiellement le cas, comme en témoigne l'extrait de formulaire que nous
  reproduisons ici, téléchargé le 23 février sur le site <a href="http://www.rsa.gouv.fr/Telechargez-les-formulaires-de,1444.html" target="_blank">www.rsa.gouv.fr</a>, et qui laisse une certaine
  latitude aux conseils généraux :<br>
  <div style="text-align: center;">
    <a onclick="return !window.open(this);" href="http://idata.over-blog.com/0/49/84/93/form_RSA2.jpg"><img src="http://img.over-blog.com/300x64/0/49/84/93/form_RSA2.jpg" class="noAlign" alt=
    "form RSA2" height="64" width="300"></a>
  </div>
  <div style="text-align: center;">
    (cliquez sur l'image pour l'agrandir)
  </div><br>
  Ce même formulaire précise qu'il est possible de demander une "dispense" de cette démarche, qui doit être argumentée&nbsp; et qui n'est de toute façon "pas accordée automatiquement".<br>
  <br>
  C'est ce qu'a fait Antoine, en adressant au conseil général un courrier indiquant que ses parents lui assurent gratuitement le gîte et le couvert, et de ce fait qu'ils <em>"remplissent pleinement
  leur devoir de solidarité"</em>. "<span id="comment-body-20431" class="comment-body"><em>En aucun cas,</em> ajoute Antoine<em>, je n’exercerai de démarche de quelque nature que ce soit à l’encontre
  de mes parents afin d’obtenir une pension alimentaire."</em> Il</span> précise enfin, <em>"pour que les choses soient tout à fait claires"</em>, qu'il ne verse "<em>aucune somme d'argent à (ses)
  parents</em> <span id="comment-body-20431" class="comment-body"><em>en contrepartie du RSA perçu".</em></span><br>
  <span id="comment-body-20431" class="comment-body"><br>
  La réponse ne s'est pas faite attendre : une semaine après réception du courrier, le conseil général adressait à Antoine une missive lui stipulant que la réduction de son RSA continuerait à
  s'appliquer, et</span> <span id="comment-body-20891" class="comment-body">qu'elle prendrait fin <em>"lorsque vous aurez fourni des éléments justifiant que vous avez fait valoir vos droits"</em>.
  C'est-à-dire intenté une action en justice exigeant des parents le versement d'une pension.<br>
  <br>
  * le prénom a été changé<br></span>]]></description>
        <pubDate>Tue, 23 Feb 2010 10:56:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-rsa-ampute-pour-non-versement-d-une-pension-par-les-parents-45501528.html</guid>
                <category>Vécu</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-rsa-ampute-pour-non-versement-d-une-pension-par-les-parents-45501528-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Avec le RSA, Guy craint de "perdre à tous les niveaux"]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article--avec-le-rsa-guy-craint-de-perdre-a-tous-les-niveaux--43801360.html</link>        <description><![CDATA[<b>Cumuler salaire et RSA pour accroître ses revenus&nbsp;? Sur le papier, c’est l’idée du revenu de solidarité active. Dans les faits, l’équation est tout autre pour ceux, comme Guy, qui se
  débattent avec des revenus d’activité irréguliers.<br>
  <br></b>Guy travaille au domicile de particuliers, à Angers, pour de l’entretien et du petit bricolage. Payé en chèque emploi service, il fait partie de ces travailleurs précaires qui "bénéficient"
  du revenu de solidarité active mis en place en juin 2009. Il dresse un bilan très critique de ce dispositif, dont les effets semblent bien éloignés des premières intentions de son instigateur
  Martin Hirsch.<br>
  <br>
  <em>"Le problème</em>, considère Guy, <em>c’est que les effets négatifs du RSA apparaissent petit à petit, sans que personne ne vous prévienne."</em> Au fil des mois, c’est ainsi toute une série de
  petits avantages qui disparaissent avec la perception de ce nouveau revenu&nbsp;: <em>"Il y a d’abord eu l’allocation logement, puis le forfait téléphonique social, et ensuite l’exonération de
  redevance audiovisuelle et de taxe d’habitation…"</em><br>
  <br>
  Petit à petit, la suppression de ces avantages grignote le pouvoir d’achat de Guy. Il n’est d’ailleurs pas le seul à faire ce constat, comme l’illustre ce <a href=
  "http://www.cholet.maville.com/actu/actudet_--Avec-le-RSA-mon-pouvoir-d-achat-chute-_dep-1159306_actu.Htm" target="_blank">témoignage d’une Choletaise</a> en contrat d’insertion.<br>
  &nbsp;<br>
  Mais pour lui, dont les revenus d’activités sont très irréguliers, le RSA présente d’autres inconvénients&nbsp;: <em>"J’ai fait beaucoup d’heures de travail d’octobre à décembre, et j’ai actualisé
  ma situation en janvier. Mon RSA sera donc très faible en février et mars. Si je fais moins d’heures sur cette période, je perds à tous les niveaux…"</em> Par comparaison, le montant de
  l’allocation de retour à l’emploi est lui calculé dès que les revenus du mois écoulé sont connus, évitant cet effet de décalage.<br>
  <br>
  Pour Guy, le RSA distingue en fait trois publics différents&nbsp;: <em>"Il y a ceux qui étaient auparavant au RMI et qui n’ont rien de plus avec le RSA, ceux qui touchent un salaire régulier proche
  du Smic et qui vont peut-être y gagner un petit quelque chose</em> (peut-être contrebalancé par une perte sur la prime pour l’emploi, ndlr) <em>et enfin ceux, comme moi, qui ont des revenus faibles
  et, surtout, instables. Pour nous, le RSA devrait aboutir à un tassement du total de nos revenus aux alentours de 800 à 1000 euros par mois, sans augmentation globale."</em> Pas de quoi donc sortir
  de la précarité. C’était pourtant l’objectif annoncé.]]></description>
        <pubDate>Thu, 28 Jan 2010 12:06:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article--avec-le-rsa-guy-craint-de-perdre-a-tous-les-niveaux--43801360.html</guid>
                <category>Vécu</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article--avec-le-rsa-guy-craint-de-perdre-a-tous-les-niveaux--43801360-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Vivre quand il reste 50 euros pour le mois]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-vivre-quand-il-reste-50-euros-pour-le-mois-42800922.html</link>        <description><![CDATA[<b>Allocataire du RSA "ras-des-pâquerettes", Anne-Marie livre le témoignage d’une galère ordinaire, où la frontière entre précarité et grande pauvreté devient floue, seulement gardée par une
  discipline de vie sans faille. A condition d’en avoir la force, jour après jour.</b><br>
  <br>
  Anciennement au RMI et maintenant au RSA (sans changement de ses revenus), Anne-Marie connaît la galère d’une situation que l’on pourrait qualifier "d’ordinaire" pour ceux dont les rentrées
  mensuelles se limitent aux minima sociaux. En ce mois de janvier, factures et frais payés, il lui restait 50 euros pour vivre.<br>
  <br>
  Pourtant, Anne-Marie a la chance d’être logée à peu de frais&nbsp;: allocation déduite, il ne lui reste que 80 euros à sortir pour son appartement loué par un office HLM. Le seul problème lié à son
  logement demeure son chauffage, individuel au gaz, sur lequel elle a un peu trop tiré l’hiver dernier. Avec à la clé une facture de 800 euros qu’elle n’a pas encore fini de régler.<br>
  <br>
  Pour ses déplacements, à défaut de permis de conduire et bien sûr de voiture, Anne-Marie fait tout en bus. Sa situation lui donne droit à une carte au tarif de 8 euros pour deux mois. Sauf
  lorsqu’elle est radiée de Pôle Emploi et ne peut alors plus y prétendre. "C’est arrivé l’automne dernier. Je n’avais pas pu me rendre à une convocation à cause d’un rendez-vous médical. Pourtant je
  les avais prévenus mais non, j’ai quand même été radiée." Pendant deux mois, elle a donc dû payer le bus au prix fort&nbsp;: 10,30 le carnet de dix tickets. "Avec un carnet par semaine, ça finit
  par compter…"<br>
  <br>
  Pour ses dépenses courantes, Anne-Marie refuse de s’adresser aux associations d’aide. "J’y suis allée quand mes enfants vivaient avec moi, mais je me sentais honteuse. Maintenant que je vis seule,
  je préfère me débrouiller." L’acquisition d’un grand congélateur (grâce à un prêt CAF) lui permet de stocker la livraison qu’elle commande mensuellement auprès d’une entreprise de surgelés. "Faire
  ses courses avec le bus, ce n’est pas pratique. Ou alors il faut prendre en petite quantité et ça revient plus cher."<br>
  <br>
  Pour l’habillement, c’est évidemment la règle du moindre coût. "Là je n’avais plus de chaussures. J’ai acheté une paire de bottes d’hiver en soldes. Ou sinon j’achète sur les marchés, on peut
  trouver des bonnes affaires. Mais bon, pour l’instant ce n’est pas possible. Je vais attendre mars ou avril, lorsque j’aurai fini de payer la facture de gaz."<br>
  <br>
  Pourtant, ce n’est pas la précarité matérielle qu’elle déplore le plus. "Le pire, c’est l’ennui. C’est de ne pas sortir de chez soi, de n’avoir rien à faire." Les activités qu’elle affectionne sont
  nombreuses cependant&nbsp;: bricolage, couture… Or là aussi le manque de moyens complique les choses&nbsp;:&nbsp;"La moindre fourniture de bricolage, c’est tout de suite cher." Restent les copines,
  qu’elle voit de temps en temps, et une association d’entraide. "Mais bon, ça ne remplit pas la semaine…"<br>
  <br>
  Si elle admet des moments de faiblesse, et même une "grosse dépression" il y a quelque temps, Anne-Marie refuse de baisser les bras. Elle reste d’un contact chaleureux, se livre, rit volontiers.
  Mais surtout garde l’espoir de retravailler. "Il faudra bien de toute façon. Je ne vais pas continuer comme ça toute ma vie."<br>]]></description>
        <pubDate>Tue, 12 Jan 2010 15:29:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-vivre-quand-il-reste-50-euros-pour-le-mois-42800922.html</guid>
                <category>Vécu</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-vivre-quand-il-reste-50-euros-pour-le-mois-42800922-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["Est-ce qu'on est condamné à galérer toute sa vie ?"]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article--est-ce-qu-on-est-condamne-a-galerer-toute-sa-vie--37854287.html</link>        <description><![CDATA[<b>Samedi 17 octobre, c'était la Journée mondiale du refus de la misère. Cette journée fut l'occasion de rassemblements, dans&nbsp; de nombreuses villes de France, présentant notamment le
  témoignage de personnes qui vivent la misère quotidiennement. La privation d'emploi est évidemment un thème récurrent de ces témoignages, comme l'illustre le texte suivant, lu par une femme privée
  d'emploi lors du rassemblement organisé à Angers. Un texte simple, qui explique avec sincérité la difficulté à vivre sans travail. Où l'on est très loin du mythe du chômeur "fainéant" ou
  "profiteur".</b><br>
  <br>
  «&nbsp;J’ai 32 ans et je suis l’aînée d’une famille de neuf enfants. Chez nous ce n’était pas le grand luxe, mais mon père a toujours tout fait pour que nous ne manquions de rien. Les boulots les
  plus durs, dans les mines d’ardoise ou les abattoirs, il les a faits. Jusqu’à ce que son dos n’en puisse plus. Il nous a donné le goût de l’effort, et nous a appris l’honnêteté.<br>
  <br>
  Aujourd’hui, c’est moi qui suis mère. J’ai trois enfants que j’élève seule. Mon père a eu des emplois très durs, moi je n’ai pas d’emploi du tout. Parfois j’ai l’impression que quand on est né du
  mauvais côté, ce sera toujours très difficile de trouver sa place. Il faut toujours convaincre qu’on est capable de faire quelque chose, qu’on a envie de travailler. Je sais que j’en suis capable
  et que j’en ai l’envie, mais encore faut-il que quelqu’un me donne ma chance&nbsp;!<br>
  <br>
  On parle de la misère. J’ai connu la misère matérielle, celle où l’on ne sait pas ce qu’on fera à manger demain. Mais il y a aussi la misère morale, celle où l’on reste enfermée chez soi, volet
  tiré. Je l’ai connue aussi, certains jours, mais j’ai toujours trouvé la force d’en sortir, par le refus de donner à mes enfants l’image de la détresse, par fierté aussi.<br>
  <br>
  Pour sortir de la misère, on ne demande pas l’assistance, mais la reconnaissance. Celle d’un travail qui nous permette de vivre dignement, mais aussi qui donne le sentiment d’être utile, de faire
  quelque chose de ses journées. Et puis il y a l’avenir. Qu’est-ce que j’aurai comme retraite plus tard&nbsp;? Est-ce qu’on est condamné à galérer toute sa vie&nbsp;?<br>
  <br>
  Peut-être que je n’ai pas fait tout ce que j’aurais pu pour trouver un travail. Pourtant j’ai fait des emplois d’insertion, des formations. Mais il y a toujours plus d’exigences, et parfois des
  choses qui ne sont pas justes, comme la discrimination.<br>
  Il y a des moments où je n’y crois plus. D’autres moments où j’ai de l’espoir. Parce qu’il y a certains jours, par exemple en vacances avec mes enfants, où je me sens bien, où je connais un vrai
  bien-être. Dans ces moments-là, on comprend que la vie peut être autre chose que la galère. C’est ça que je veux transmettre à mes enfants.&nbsp;»<br>]]></description>
        <pubDate>Tue, 20 Oct 2009 09:57:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article--est-ce-qu-on-est-condamne-a-galerer-toute-sa-vie--37854287.html</guid>
                <category>Vécu</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article--est-ce-qu-on-est-condamne-a-galerer-toute-sa-vie--37854287-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Vidéo >> "C'est ce qu'on appelle du sabotage de recherche d'emploi"]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-32712436.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <div>
      <div>
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        </object>
      </div><br>
    </div><br>
    <div style="text-align: left;">
      <b>Etude de marché, plan de financement... les démarches préalables à une création d'actvité peuvent être longues. Et parfois inutiles lorsqu'elles aboutissent, sans motif valable, au refus de
      la formation demandée pour pouvoir se lancer.</b>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 16 Jun 2009 10:31:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-32712436.html</guid>
                <category>Vécu</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-32712436-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'accès à la formation ? "Pire qu'un entretien d'embauche !"]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-27450658.html</link>        <description><![CDATA[<b>Une démarche d'accès à la formation qui échoue pour... une faute d'orthographe. Malika témoigne d'un parcours compliqué avec l'ANPE, dont les critères de sélection n'ont parfois rien à envier au
  monde du travail.<br></b><br>
  "C'est sûr, maintenant, je me rappellerai que le mot 'agglomération' s'écrit avec deux 'g' !" Et pour cause. Cette faute, explique Malika, lui a valu d'être recalée lors d'un test préalable à une
  formation de conseiller clientèle à distance, proposée par l'ANPE. "Pire qu'un entretien d'embauche !"<br>
  <span style="text-decoration: underline;"><br>
  Cette sélectivité étrange, basée sur des critères parfois très éloignés des compétences requises par le poste visé, est typique d'un situation où l'on gère la pénurie</span> : beaucoup de candidats
  pour peu de places, avec donc la nécessité d'opérer un choix draconien, quitte à exclure pour des motifs surprenants, proches de l'arbitraire. Après tout, si vous avez face à vous une vingtaine de
  postulants valables pour seulement deux ou trois offres, il faut bien trouver un moyen quelconque de faire le tri !<br>
  <br>
  L'hyper-sélection en vigueur dans le monde du travail s'étend donc au service public de l'emploi. Avec un facteur aggravant toutefois : <span style="text-decoration: underline;">c'est qu'elle s'y
  applique à des personnes qui, par définition, connaissent précisément des difficultés d'accès à l'emploi</span>. Et qui auraient besoin d'un accompagnement ciblé, tenant compte de leur situation
  particulière.<br>
  <br>
  "Lorsqu'on a contact avec l'ANPE [désormais <em>Pôle emploi</em>], on a l'impression qu'ils ne tiennent aucun compte de la difficulté morale du chômage de longue durée", constate Malika. "On trie,
  on filtre, avec parfois des avis et des conseils contradictoires."<br>
  <br>
  Difficile dans ces conditions de trouver un soutien moral. "On a plutôt l'impression d'être enfoncé. Parfois, c'est un trait de caractère qui vous est reproché. <span style=
  "text-decoration: underline;">Il faudrait pouvoir se contorsionner pour entrer dans les cases qu'ils demandent.</span>"<br>
  <br>
  Le moule de l'employabilité présente des contours compliqués, dont il ne faudrait pas déborder. A moins d'imaginer enfin un vrai droit au travail, qui fasse de l'emploi un bien proposé à tous, et
  non une récompense accordée aux plus méritants (voir sur ce sujet le livre de Patrick Valentin, présenté ci-dessous).]]></description>
        <pubDate>Mon, 02 Feb 2009 09:44:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-27450658.html</guid>
                <category>Vécu</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-27450658-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Irène, plus de dix ans de contrats aidés...]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-27020860.html</link>        <description><![CDATA[<b>Censés favoriser le retour durable à l'emploi, les contrats aidés sont souvent de simples parenthèses entre deux périodes de chômage, sans accompagnement spécifique. C'est en tout cas le constat
  d'Irène qui, à travers différents dispositifs, totalise plus de dix ans de contrats aidés.</b><br>
  <br>
  Depuis le 31 décembre 2008, Irène est au chômage, après être restée trois ans en contrat d'avenir (ce qui constitue une dérogation, les contrats d'avenir étant théoriquement limités à deux ans). Ce
  n'est pas la première fois qu'elle fait les démarches pour s'inscrire à l'ANPE (désormais "pôle emploi"). Et <span style="text-decoration: underline;">ce n'est pas non plus la première fois que ce
  retour à la case "chômage" fait suite à un contrat aidé</span>.<br>
  <br>
  TUC (travaux d'utilité collective), CES (contrat emploi solidarité), CEC (contrat d'emploi consolidé) et donc contrat d'avenir : Irène est une "professionnelle" des dispositifs d'emploi
  subventionné. Destinés à reprendre pied dans le monde professionnel, à acquérir une qualification et une expérience, ces contrats sont théoriquement des "passerelles" vers le monde de l'emploi
  ordinaire. <span style="text-decoration: underline;">Dans les faits, deux tiers des bénéficiaires retombent au chômage une fois ces contrats terminés.</span><br>
  <br>
  C'est malheureusement le cas d'Irène. "Pourtant, c'était des emplois utiles et intéressants, en bibliothèque et en maison de quartier." Irène y acquiert même de nouvelles compétences, notamment
  dans le classement informatique : <span style="text-decoration: underline;">"A la fin de mon CEC, c'est moi qui ai formé mon successeur..."</span><br>
  <br>
  Mais pour utiles et intéressants qu'ils soient, ces emplois ont eu une fin. "Or ça n'a jamais été préparé. Je n'ai bénéficié d'aucun accompagnement. Même <span style="text-decoration: underline;">à
  l'ANPE, quand vous êtes en contrat aidé, ils ne veulent pas entendre parler de vous</span>. Si j'avais été en CDD classique, ça n'aurait pas été différent."<br>
  <br>
  Pas différent ? A voir : "En CEC, vous ne cotisez pas pour la retraite." Et les contrats aidés ne donnent en général pas droit à une prime de précarité lorsqu'ils arrivent à terme. <span style=
  "text-decoration: underline;">"On dit 'contrat aidé', mais c'est à se demander qui est le plus aidé : le demandeur d'emploi ou son employeur ?"</span><br>
  <br>
  Irène ne condamne pas cependant tout le dispositif : "Ca m'a permis de me reconstruire moralement, physiquement, car l'absence de travail est quelque chose de très dur à vivre." Mais,
  ajoute-t-elle, <span style="text-decoration: underline;">"ces contrats ne préparent pas l'avenir. On repart à zéro."</span><br>]]></description>
        <pubDate>Wed, 21 Jan 2009 16:17:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-27020860.html</guid>
                <category>Vécu</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-27020860-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Vidéo >> "Ils savent pas dans quelle case me mettre"]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-26252639.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <div>
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        <param name="allowfullscreen" value="true">
      </object><br>
      <div style="text-align: left;">
        <b>Pascal a une reconnaissance "travailleur handicapé". Mais son handicap est léger, et les places en entreprises adaptées restent trop peu nombreuses. "Entre deux chaises", il ne trouve pas
        d'emploi correspondant à sa situation.</b>
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 30 Dec 2008 10:49:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-26252639.html</guid>
                <category>Vécu</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-26252639-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Vidéo >> "Aujourd'hui, on préfère faire travailler les jeunes"]]></title>
        <link>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-25610679.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: center;">
    <div>
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      </object>
    </div><br>
  </div><b>André a une trentaine d'années d'expérience dans un métier réputé "en tension", celui de plombier-chauffagiste. Ce qui ne l'empêche pas d'être au chômage de longue durée. Son explication :
  "Les patrons n'embauchent qu'à un salaire de débutant." Difficile à accepter quand, à 56 ans, la retraite approche à grands pas.</b>]]></description>
        <pubDate>Tue, 09 Dec 2008 11:08:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-25610679.html</guid>
                <category>Vécu</category>        <comments>http://www.chomeurs-rassemblons-nous.net/article-25610679-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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